1 an de Sarkozy

1 an d'illusion
1 an de régression

Vendredi 16 mai 2008
« Les préjugés sont tenaces. Certaines personnes pensent encore que l’homosexualité est un désordre mental et d’autres croient, à tort, qu’elle peut être guérie. Les spécialistes en santé mentale sont d’avis que cela est impossible ». Pour l’édition 2008 de la journée internationale de lutte contre l’homophobie, l’accent est mis sur le fait que « l’homosexualité n’est pas une maladie », ni génétique, ni mentale, ni héréditaire. Si la chose est entendue pour beaucoup de gens, il reste cependant pas mal de chemin à faire. La dépénalisation de l’homosexualité en France date seulement de 1982 (par François Mitterrand et Robert Badinter, certains devraient parfois s’en souvenir). Au niveau international, il a fallu attendre 1991 (le 17 mai de cette année-là justement) pour que l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) la retire de la liste des maladies mentales. Dans de très nombreux pays encore, cette orientation sexuelle est considérée comme une tare, voire comme un crime.

Taux de suicide. Plus près de nous, beaucoup de jeunes qui osent révéler leur homosexualité à leurs parents se heurtent à ces terribles préjugés, affirmés de manière plus ou moins féroce. Cela va de « mais tu verras ça va passer » à « tu es la honte de la famille », voire pire. Résultat, si l’homosexualité n’est définitivement pas une maladie, le rejet dont elle est l’objet peut engendrer des troubles graves. Ainsi selon Stop suicide, « plusieurs travaux montrent, en moyenne, qu’un jeune homosexuel sur quatre fait une tentative de suicide ». Le site de l’association québécoise AlterHeros, s’appuyant sur une étude conduite par Michel Dorais de l’université de Laval au Québec et publiée sous le titre de Mort ou fif, confirme que « plusieurs travaux conduits aux USA et au Canada, mettent en avant un taux de suicide de cinq à quinze fois plus élevé que chez les jeunes hétérosexuels ». « J'ai comme l'impression que mon fils ne s'est pas enlevé la vie, mais qu'on l'a achevé. En fait, j'ai le sentiment qu'on a tué mon enfant. Quelle est la menace de voir deux personnes s'aimer? Qui a le droit de juger de cet amour? Les droits de mon fils ont été bafoués par des gens qui ne voulaient tout simplement pas que mon fils soit heureux. C'est comme si on lui avait enlevé le droit de jouir de la vie » témoigne la mère d’un jeune homosexuel sur un autre site québécois.

>> Lire aussi Suicide chez les jeunes homosexuels : Le cercle vicieux
par DAZIBAO publié dans : Monde
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Vendredi 16 mai 2008

Assemblée générale lycéenne jeudi 15 mai aux abords de la cathédraleOn dirait une session de rattrapage. Absent des fêtes de Jeanne d’Arc 2008 comme l’aurait voulu une certaine tradition, le président de la République vient faire une visite éclair à Orléans ce mardi 20 mai. L’idée circulait déjà –avec délectation - dans les rangs des lycéens grévistes rassemblés près de la cathédrale jeudi 15 mai. Au menu : un discours au Zénith sur les suites du Grenelle de l’Environnement.
Finalement, Serge Grouard n’y perd pas au change. Nicolas Sarkozy vient en quelque sorte adouber le député-maire d’Orléans dans un de ses domaines de prédilection : le développement durable, à l’occasion des journées du même nom organisées dans la capitale régionale. Qui disait que Serge Grouard n’était pas dans les meilleurs termes avec le président de la République ? On pourrait suggérer au maire d’Orléans de profiter de ce réchauffement politique pour lui faire part directement des améliorations qu’il souhaite apporter au projet de loi sur les OGM.

par DAZIBAO publié dans : Orléans
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Jeudi 15 mai 2008

François Hollane à la tribune du congrès du Mans en 2005Certains trouveront que nous n’inventons rien. Mais à l’heure où une certaine droite tente de remettre en cause jusqu’à certains acquis de la Révolution française, il n’est pas inutile - il est même salutaire - de rappeler haut et fort certains idéaux et autres convictions. C’est ce que fait le Parti socialiste avec sa « déclaration de principes » qu’il remet en débat (la version actuelle date de 1990) dans le cadres des travaux préparatoires au Congrès qui se tiendra à Reims (dont Adeline Hazan est le nouveau maire) les 14, 15 et 16 novembre prochains.
On y constate sans ambigüité, pour ceux qui en douteraient encore, que la droite et la gauche, ça n’est pas la même chose. Nous n’avons pas les mêmes valeurs !
Déclinée abondamment dans texte, la préoccupation écologique fait son entrée en force dans les principes fondamentaux du parti socialiste. On ne peut qu’applaudir à cette prise de conscience – tardive certes si l’on repense aux combats homériques d’un René Dumont dans les années 70 – mais ô combien indispensable, tant le développement durable est à la fois incompatible avec la loi du plus fort qu’impose le libéralisme et indissociable de notre projet pour l’Homme.

Monde manichéen. Mais surtout, avec ce texte, le PS affirme plus clairement que jamais sa dimension réformiste. « Le Parti socialiste est un parti républicain », « laïque », « réformiste ». Exit les « espérances révolutionnaires » au service desquelles se trouve, dans le texte de 1990, « le réformisme ». Je m’en réjouis. Je ne pense pas, en effet, que l‘on puisse décréter le bonheur pour tous de manière unilatérale et autoritaire. L’histoire est jonchée des cadavres de ceux qui, au lendemain d’une révolution violente (elles le sont toujours à quelques exceptions près), ont été les victimes d’une vision aussi radicale du progrès humain. Que l’on se souvienne, par antithèse, du sort réservé à Allende au Chili. Les Etats-Unis étaient plus effrayés par l’arrivée au pouvoir, par la voie démocratique, d’un gouvernement réformateur de gauche que par tel putsch communiste qui ne faisait en fait que renforcer leur propre radicalisme, tandis que la démocratie chilienne venait déstabiliser un monde manichéen.
Comme je l’ai écrit dans un article à propos du
retour de Martine Aubry, je crois profondément que nous devons avoir « la volonté de transformer profondément notre société pour la rendre plus libre, plus juste, plus fraternelle mais dans le respect de toutes celles et ceux qui sont concernés par les réformes et avec eux ».
Si nous voulons que le message du parti socialiste soit clair et entendu, qu’il rassemble, il est temps qu’il assume totalement son identité réformiste et qu’il range dans les rayons de son passé glorieux les grands – mais inefficaces – discours sur la rupture.

par DAZIBAO publié dans : Parti socialiste
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Jeudi 15 mai 2008
En Conseil municipal, Michel Martin, l’adjoint aux finances avait balayé d’un revers de main la décision du tribunal administratif d’Orléans relative au contrat passé avec la SOGERES pour assurer la restauration scolaire à Orléans : tout cela n’était qu’un problème technique. Las, saisie par la Ville, la cour administrative d’appel de Nantes a confirmé la décision prise en première instance : le contrat avec la SOGERES est annulé ainsi que la délibération correspondante. Elle donne donc raison une fois de plus à Charles Renard, ancien adjoint aux finances de Jean-Pierre Sueur, qui avait entamé cette procédure judiciaire pour dénoncer les irrégularités constatées dans l’attribution de ce marché de délégation de service public. L’affaire est d’autant plus cocasse si l’on se souvient que le choix de cette société de restauration est « le fait du prince », Serge Grouard ayant décidé seul de faire fi de l’avis négatif émis par la commission d’appel d’offres composée essentiellement… de membres de sa majorité.
Le maire d’Orléans peut encore contester devant le Conseil d’Etat la décision prise en appel. Histoire de faire durer le contrat jusqu’à son terme en 2010. Au double mépris des finances publiques : parce que le choix de la SOGERES coûte plus cher à la Ville et donc à ses contribuables ; parce qu’un recours au Conseil d’Etat est particulièrement onéreux.
par DAZIBAO publié dans : Orléans
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Jeudi 15 mai 2008
Manifestation anti OGM à Clermont-Ferrand le 29 marsC’est vraiment rageant. Pour une fois que Serge Grouard avait l’intention d’intervenir à l’Assemblée nationale, le voilà privé de débat sur les OGM à cause de ces insupportables députés de gauche qui ont réussi à faire voter, à une voix près, une motion renvoyant le gouvernement dans ses buts. Il y a de quoi être vexé. Contrairement à ses collègues de gauche qui on reçu un texto mobilisateur, les députés de droite n’ont « pas été appelés par SMS » déplore le maire d’Orléans. Mais comment faisaient-ils avant ?
C’est d’autant plus dommage que notre héraut du développement durable, « fâché et frustré », avait même prévu, selon La République du Centre du 15 mai, de s’abstenir dans l’hypothèse où certains amendements correcteurs qu’il soutenait n’avaient pas été adoptés.
Ce triste épisode de la vie parlementaire de Serge Grouard aura au moins permis à ce dernier de se familiariser un peu plus les us et coutumes de l’Assemblée Nationale. Quand le député-maire d’Orléans s’offusque des 800 amendements déposés par les socialistes sur ce projet de loi, il semble – ou il feint – de découvrir une pratique utilisée par toutes les minorités, de droite comme de gauche. Après tout, ce « débat de société essentiel », comme le qualifie lui-même Serge Grouard, ne mérite-t-il pas une discussion aussi ardue.
Il faudra donc guetter avec attention le vote de Serge Grouard sur le texte issu de la commission mixte paritaire. Il y aurait en effet quelque paradoxe à approuver un texte qui laisse le champ libre à des entreprises comme Monsanto, la même multinationale qui tue les abeilles, au moment où le maire d’Orléans s’apprête à réintroduire des ruches au cœur même de la ville.

par DAZIBAO publié dans : Orléans
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Vendredi 9 mai 2008
Martin Solveig au manettes
Même si n’avait pas grande chose à voir avec les fêtes de Jeanne d’Arc, Serge Grouard a indéniablement réussi son coup en offrant à la jeunesse orléanaise mercredi 7 mai, la soirée électro signée Martin Solveig et Antoine Caraman. Plus de 15 000 personnes pressées – c’est le mot - aux abords de la scène high tech pour ceux qui ont pu y parvenir et partout autour de la place de la Loire noire de monde, du quai du Châtelet au jardin de la Charpenterie. On n’avait jamais vu ça à Orléans. Dans une ville à la réputation plutôt endormie, cette fête musicale avant l’heure constitue un véritable événement. Et qui, visiblement répond à une véritable attente, hors les habituels murs des boîtes de nuit.
Certains d’ailleurs, auraient sans doute aimé que cela dure plus longtemps. De même qu’il n’était guère possible de pouvoir terminer la soirée assis à une terrasse, les très rares bars étant encore ouverts après deux heures affichant évidemment tous complet. Certes, il est louable de ne pas donner l’occasion à certaines personnes de consommer de l’alcool outre mesure, même si ceux qui sont déterminés à le faire savent où s’approvisionner. A événement exceptionnel, mesures exceptionnelles : on aurait peut-être pu autoriser, selon des règles précises, certains débits de boissons à rester ouverts jusqu’à 3h. Remarquez, à en croire La Tribune d’Orléans, ça aurait pu être « pire ». Selon l’hebdo gratuit (qui reprend une info exclusive diffusée par France Bleu Orléans), l’adjoint à la sécurité, Florent Montillot, avait envisagé de prendre un arrêté interdisant toute vente de boisson alcoolisée après 22h. Une idée vite abandonnée face à la levée de boucliers qu’elle a suscitée chez les cafetiers d’’Orléans.
par DAZIBAO publié dans : Orléans
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Mercredi 9 avril 2008
« Réduction des activités routières du réseau scientifique et technique permettant un redéploiement partiel des capacités d'expertise dans les domaines nouveaux ou en croissance (prévention des risques, expertise sur l'énergie, la biodiversité, etc.) ». Ou encore : « Réorientation des prestations externes d'ingénierie du réseau scientifique et technique vers des activités à plus forte valeur ajoutée et par la rationalisation des fonctions support » Ces deux mesures font partie, sous la rubrique « développement durable » de la « liste des décisions du conseil de modernisation des politiques publiques » annoncé par le Président himself le 4 avril dernier. Et ne dites pas que vous n’avez pas compris ! Ou comment parler pour ne rien annoncer, surtout en matière de développement durable. La Ville d’Orléans n’aurait pas fait mieux avec son Agenda 21. Ou comment surtout, compenser les quinze milliards de cadeaux fiscaux annuels aux Français les plus riches par une série de mesures soit inefficaces ou alors carrément antisociale. Car dans d’autres domaines, c’est nettement plus explicite. Ainsi, en matière d’emploi et de formation professionnelle on nous annonce la « limitation des contrats aidés aux personnes les plus éloignées de l'emploi (bénéficiaires de minima sociaux et demandeurs d'emploi de catégorie 3) ». Pour avoir été administrateur d’une régie de quartier, je sais combien ces « emplois aidés » jouent un rôle essentiel tout particulièrement pour les « personnes les plus éloignées de l’emploi ». Vouloir en réduire le nombre est criminel quand on sait les difficultés que des hommes et des femmes en galère rencontrent pour reprendre pied dans le monde du travail. Cette mesure, perdue au milieu de 165 autres, est symbolique de la manière dont Nicolas Sarkozy entend remplir les caisses qu’il a lui-même vidées.
par DAZIBAO publié dans : Politique nationale
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Dimanche 6 avril 2008
Maurice Pelloux-Prayer n'aime décidément pas qu'on dise du mal de son parti : le Mouvement pour la France de Philippe de Villiers. L'ancien conseiller municipal d'Orléans, « délégué MPF de la deuxième circonscription » n'a pas apprécié que, dans le reportage sur Liliane Coupez diffusé sur France 3 jeudi 3 avril, j'aie dénoncé le double acoquinage de l'ancien conseillère PRG avec le sieur Montillot et... le MPF. Dans une lettre qu'il m'a adressée, celui qui fut l'un des virés de la liste Grouard écrit : « Je constate que vous ne parvenez pas à accorder au MPF le respect qui est dû à un parti dont la ligne de conduite ne varie pas. J'avais espéré un temps que, la sagesse vous venant avec la maturité, vous vous seriez mieux informé et tiendriez dès lors des propos plus justes ».
On ne saurait mieux dire. S'agissant, par exemple, des positions du président du MPF sur l'homosexualité et les étrangers, celles-ci ne varient effectivement pas : elles restent très proches de celles du Front national. Et, agiter, comme le fait Maurice Pelloux-Prayer, l'épouventail du « PC de sinistre mémoire, qui sévit encore comme chacun sait en Chine ou a Cuba » ne fait plus peur à personne : les communistes d'aujourd'hui n'ont plus grand chose à voir avec ceux qui hantent encore la mémoire d'une certaine droite. La Chine n'a plus de communiste que ce que ce système avait de pire et je doute que beaucoup de militants du PCF soutiennent encore ce régime qui a fait du capitalisme pur et dur sa raison d'Etat.

Formule consacrée. Quand aux « voix de la LCR ou de LO » que nous n'aurions aucune gêne à « récupérer » « pour faire le plein au 2e tour pour l'emporter sur la liste concurrente », force est de constater que ça n'a pas bien fonctionné. En outre, selon la formule consacrée, « les voix des électeurs n'appartiennent à aucun parti ». Maurice Pelloux-Prayer devrait se souvenir que la liste sur laquelle il était candidat en 2001 a aussi été élue avec les voix d'électeurs du Front national. Si vraiment nous avions voulu « récupérer » les voix de Lutte Ouvrière, nous aurions accepté, comme ils le demandaient, de les accueillir sur la liste « Orléans gagnant pour tous ». Mais contrairement à la stratégie de Serge Grouard, notre objectif n'était pas de faire un rassemblement de circonstance.

Un score à la cubaine. Le militant du MPF poursuit : « Réfléchissez un peu (sic, ndr) : comment pouvez-vous supposer que, si le Président de Villiers était le moins du monde le faciste que vous vous évertuez à faire croire (en l'associant dans mon propos à « Sakotillot » ?, ndr), les Vendéens seraient assez masochistes pour le garder comme président du Conseil général depuis 20 ans ? Elu au premier tour avec plus de 79% des voix lors des dernières cantonales – ça vous fait rêver non ? (un score à la cubaine non ?, ndr) ». Vous savez, Maurice Pelloux-Prayer, Patrick Balkany (pour ne prendre qu'un exemple), malgré toutes ses honteuses casseroles est bien régulièrement réélu. Le suffrage universel a ses limites !
Mais pour être sûr de convaincre, le militant MPF sort, pour finir, l'argument massue, ou du moins ce qu'il croit être tel : « Vous que j'ai vu très souvent aux défilés militaires pour manifester, je pense, votre attachement et votre respect à notre armée... » Stop. Vous pensez mal,  Maurice Pelloux-Prayer, car vous devriez savoir que j'ai été objecteur de conscience. Ca n'est pas par « respect à notre armée » que j'ai assisté aux cérémonies militaires mais par devoir (comme conseiller municipal) et pour rendre hommage à ceux qui se sont battus et sont morts pour défendre notre liberté ou à cause, comme dirait Barbara, de la « connerie » de la guerre.
Une question reste cependant, entêtante. Que me manque-t-il le plus : la sagesse ou la maturité ?
par DAZIBAO publié dans : Orléans
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Dimanche 6 avril 2008
« Insistant, parfois ironique, un brin polémiste, mais pas agressif côté opposition. Déjà exaspéré, dur, limite condescendant côté majorité » : comme l'indique Anne-Marie Coursimault dans La République du Centre du 5 avril 2008, « le ton est donné » au conseil municipal d'Orléans. A l'opposition qui déplorait le fait que le nombre de ses représentants au Conseil d'agglomération ait été divisé par deux (il est passé de deux à un), le maire d'Orléans et son complice Charles-Eric Lemaignen ont répondu – déjà - par le mépris. Version officielle : Serge Grouard a été « très déçu » par notre attitude lors du précédent mandat. Pas assez constructifs à ses yeux, nous avons été, comme je l'ai déjà relevé, « punis » pour notre impertinence. Celle-là même, comme l'a rappelé Michel Brard, qui nous a fait réclamer avec insistance la seconde ligne de tram.
Comme cela ne suffisait pas, le suffisant Michel Martin a stigmatisé les absences répétées de Michel Brard du Conseil d'agglomération. J'invite chacun – et l'adjoint aux finances en particulier – à aller relever, sur les procès-verbaux du Conseil d'agglomération, les nombreuses absences de Serge Grouard au cours des sept dernières années, en particulier en fin de mandat. Sans compter le mépris fréquemment accordé par les réprésentants de la Ville d'Orléans à l'égard du comité de pilotage du la seconde ligne de tramway. Serge Grouard l'a souvent boudé et, lui-même et ses représentants, quand ils y étaient présents, refusaient régulièrement de faire part de leur position précise sur certains points essentiels, quand, dans le même temps, ils l'exigeaient d'autres communes.

Bille en tête. Comme elle l'avait fait avec moi-même lorsque je suis arrivé au Conseil d'agglomération, la droite orléanaise, tente, Jean-Pierre Sueur n'étant plus là, de prendre bille en tête – avec force agressivité – les conseillers qui lui paraissent les plus nocifs et/ou les plus vulnérables. Selon des échos qui me sont parvenus par des personnes ayant assisté au Conseil muncipal de ce vendredi 4 avril, Serge Grouard s'est ainsi particulièrement acharné contre le Vert Jean-Philippe Grand et le socialiste Baptiste Chapuis. « Ne parlez pas au nom des Orléanais. Ils vont ont réduit à la minorité » a ainsi lancé Serge Grouard à Baptiste Chapuis, avec toute la délicatesse qui caractérise le député-maire. Une conception de la démocratie qui réjouira sans doute les 18 257 électeurs qui ont apporté leur suffrages à la liste de rassemblement à gauche « Orléans gagnant pour tous », contre 19 288 aux candidats de la liste UMP-MPF-MoDem, soit 1 031 voix !
Après les grands dicours sur l'ouverture et la tolérance, cette attitude méprisante – qui n'étonnera cependant personne - n'est guère de bonne augure pour le mandat qui s'annonce.

>> Je vous signale une nouvelle venue dans la blogosphère orléanaise avec "Place de l'Etape", le blog de Corinne Leveleux-Texeira, nouvelle conseillère municipale d'opposition depuis le 16 mars dernier.
par DAZIBAO publié dans : Orléans
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Vendredi 4 avril 2008












A Pékin, les revendeurs de billets pour les JO
à la sauvette sont passibles de plusieurs années de camp de rééducation, sans procès. Direct au gnouf !
Plus loin, du côté du Tibet, l’armée « populaire » réprime et musèle la contestation du peuple colonisé.
On a beau dire, on a beau faire, les Jeux Olympiques de Pékin ne peuvent pas nous laisser indifférents. Esprit sportif ou pas, à l’heure où la flamme des JO va faire étape à Paris, il est de salubrité publique de s’interroger sur la pertinence du choix du lieu de ces jeux.
Car la Chine a, pour le malheur des Chinois, le triste privilège de cumuler deux défauts majeurs : un système politique verrouillé et stalinien et un capitalisme effréné au sein duquel les « travailleurs » sont pour la plupart des sans-droits (pas de contrat, pas de congés payés, pas de sécurité sociale, pas de syndicats, etc.) au service d’une caste privilégiée composée de dignitaires du parti unique et de grandes multinationales. Celles-là mêmes qui font fabriquer nos vêtements, nos ordinateurs, nos jouets, nos gadgets Mac Do, etc. Comme on le chantait en Mai 68, « chacun de nous est concerné » !
Il est, je le pense, malhonnête de laisser croire que les JO de Pékin puissent être l’occasion d’ébranler le pouvoir en place. Car ce serait sans doute le début de la fin. A l’instar de ce qu’il est advenu à son grand frère soviétique après la chute du Mur de Berlin, il est à craindre que le plus grand pays du monde ne se disloque si le pouvoir autoritaire qui le dirige ne commence à se fissurer. C’est tout le dilemme. Avec un Poutine insaisissable, un Proche-Orient disloqué, l’Irak embourbé dans la guerre et l’Afghanistan qui n’arrive pas à de débarrasser des Talibans, la communauté internationale n’a sans doute pas envie, pour des raisons autant économiques que stratégiques, de voir surgir un foyer d’instabilité dans cette région du monde.
Quelques sincères manifestations indignées n’y changeront sans doute malheureusement rien.


par Pascal Martineau publié dans : Monde
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  • : Secrétaire de la section d'Orléans du Parti socialiste

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