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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 15:35

Ainsi, les éoliennes industrielles seraient-elles nuisibles à l’environnement. Une fronde très (trop ?) organisée s’exprime aujourd’hui de plus en plus fortement contre ce mode de production d’énergie.
Ces grandes hélices perchées à 100 mètres de hauteur auraient l’inconvénient d’abîmer nos beaux paysages. Dans la plate plaine de Beauce notamment.
Si tant est que la morne pleine beauceronne soit un paysage à protéger d’urgence, c’est oublier un peu vite le saccage des bords de nos fleuves, et de La Loire en particulier, par les centrales nucléaires, avec leurs très hautes tours de refroidissement fumantes, de leurs murs gris et sales, leurs barbelés… pour ne parler que de l’aspect paysager qui semble tant mobiliser les opposants à l’éolienne. Car bien sûr les nuisances du nucléaire pour l’environnement sont elles bien plus considérables, pour des générations et des générations. Je vous invite, un jour où le ciel est bas et lourd, à aller « flâner » à proximité d’une centrale nucléaire. C’est triste à mourir.

Rapaces. C’est faire peu de cas également des pylônes de lignes électriques à très haute tension – et des fils qui vont avec – qui déchirent des paysages partout en France, en montagne notamment. Des structures qui – elles aussi – causent la mort de grands oiseaux et en particulier de rapaces ou de cigognes, puisque l’on reproche aussi cela aux éoliennes. Des masses de ferrailles qui, enfin, produisent des nuisances sonores, contrairement aux éoliennes, quoi qu’affirment ses détracteurs. Un ami, digne de foi, qui s’est rendu récemment au pied de l’une d’elle en train de fonctionner, assure n’avoir perçu aucun bruit.
On nous assure enfin que lorsqu’il n’y a pas de vent… les éoliennes ne tournent pas (sic). Comme une voiture sans essence (produite à partir du pétrole dont les réserves mondiales s’épuisent), un réacteur sans uranium (que nous importons), une pile photovoltaïque la nuit en quelque sorte. Là encore, on force volontairement le trait. Allez faire un tour un jour « sans vent » dans un champ d’éoliennes en Beauce. Vous verrez qu’alors que vous ne ressentez peu ou pas de vent, les hélices, elles, là haut, tournent bel et bien.

Retard. Certes, ce mode de production d’électricité n’est pas la panacée, comme aucune des autres énergies douces prises séparément. Mais c’est justement ce modèle centralisé et unformisé – et donc contrôlé – de production électrique qu’il faut remettre en cause. Pour consommer moins et produire mieux.
Il y a dans ce soudain combat contre les éoliennes industrielles quelque chose d’étrange. On a longtemps dit que la France, par rapport à l’Allemagne ou l’Autriche (qui en est parsemée), était en retard dans ce domaine. Et c’est justement au moment où l’on commence à rattraper un peu ce retard que se lèvre une fronde. A qui cela profite-t-il ? Il y a en tout, pour les écologistes, des combats bien plus urgents à mener.

 

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Pascal Martineau - dans Loiret
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Gilles 14/08/2009 13:13

Ah, d'accord :-)

Je signalais cela car ces temps-ci se relance un débat : certains arguent justement que de l'électricité est utilisée pour faire tourner les éoliennes à certains moments, de façon à laisser l'impression qu'elles fonctionnent.

Comme c'est parti, on n'est plus étonnés que des on-dit aient été inventés à ce sujet. Des hebdos nationaux en ont déjà parlé.

Pascal Martineau 15/08/2009 12:33


Ca serait tres pervers. Mais si c'est le lobby nucléaire qui est deriière tout ça, rien n'est impossible.


Gilles 14/08/2009 10:34

Une petite chose, quand même : quand au niveau du sol nous ne sentons pas de vent et voyons les éoliennes tourner, qu'est-ce qui prouve que ce n'est pas justement le vent en hauteur ? Celles situées à Cormainville (après Patay, vers Sancheville) mesurent chacune une centaine de mètres, ce qui n'est pas rien.

Pascal Martineau 14/08/2009 13:00



C'est exactement ce que je voulais dire. L'absense de sensation de vent au sol ne signifie pas qu'il n'y a pas de vent plus haut.



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  • Pascal Martineau
  • Journaliste de métier, assistant parlementaire, écrivain public, j'aime les mots.
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