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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 08:51
A tous les coups on y a droit. Parlez de « mandat unique » et vous n’y coupez pas, on trouve toujours « quelques » cumulards pour brandir l’argument choc de « l’ancrage local », du « terrain », mot très en vogue dans le rayon « tarte à la crème ». Si l’on écoute bien ces tenants d’un cumul établi, on ne pourrait être un bon parlementaire sans être maire, adjoint au maire, président ou vice-président d’un Conseil régional ou général ? Autrement dit, les députés ou sénateurs qui aujourd’hui n’auraient pas cette double étiquette ne pourraient pas faire leur travail correctement ? Autrement dit, être conseiller municipal ne suffirait pas à un parlementaire pour avoir un ancrage local ? Quel mépris pour les uns et les autres.
Comme assistant parlementaire d’un sénateur qui ne cumule ni avec un mandat exécutif local, ni même avec un autre mandat, je suis bien placé pour savoir que toute cette rhétorique n’est qu’un écran de fumée pour tenter de préserver des pouvoirs locaux et, accessoirement, il ne faut pas être naïf, de confortables indemnités.

Effets pervers. Pour être sur le terrain, nul besoin d’être élu local. Une permanence ouverte à toutes et à tous permet sans conteste de garder les pieds sur terre. Les sans-papiers, les chômeurs, les familles endettées, les personnes handicapées qui frappent régulièrement à la porte du bureau de Jean-Pierre Sueur évitent à coup sûr à ce dernier, si tant est que le risque existe, de se déconnecter des réalités humaines les plus difficiles. Parlementaire est, j’en suis persuadé, un « emploi » à temps plein. Y ajouter la lourde charge d’une grande ville (et souvent, en même temps, d’une agglomération), d’un département ou d’une région, revient soit à déléguer beaucoup, soit à ne pas être assez disponible pour l’un des deux mandats, voire aux deux.
Un tel cumul peut même avoir des effets pervers, comme l’ont récemment montré les manœuvres du député-maire d’Orléans pour faire adopter, à l’Assemblée Nationale, un amendement cousu sur mesure pour qu’il puisse démolir tranquillement la rue des Carmes. Le cumul des pouvoirs peut amener à la confusion de ceux-ci, au détriment de l’intérêt général.
En outre, la seule manière de créer des appels d’air, de renouveler le monde politique (mais c’est vrai aussi dans le monde syndical et associatif) est d’interdire le cumul des mandats, y compris dans le temps. Je suis, de ce point de vue, un farouche partisan du mandat unique limité dans le temps. A tous les niveaux.
Reste la question de l’unilatéralisme. On ne pourrait pas innover seul, sans l’UMP. Sauf à créer de graves déséquilibres. C’est l’argument qui tue. Mais heureusement que depuis plus d’un siècle, les socialistes, en hommes et femmes de progrès, n’ont pas attendu la droite pour faire avancer notre société. On attendrait toujours.

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commentaires

jm 09/10/2009 16:33


Le non cumul des mandats est de bon sens sauf pour les petites communes dont le maire n'est souvent pas à plein temps .
Mais pour les grandes villes , aucun doute, comment une seule personne peut elle avoir le temps de gérer une cité de plusieurs milliers d'habitants et trouver aussi le temps d'avoir un mandat
nationale.
on ne tolèrerai pas d'un salarié qu'il soit payer pour 2 emplois et qu'il jongle entre les deux. il n'y a donc pas de raison de l'accepter pour des élus.
Concernant la limitation du nombre de mandat, millie fois oui, quel sacandale de voir certains élus prendre racine pendant des décénies et empecher ainsi d'autres visions que la leur de participer
activement à l évolution de la société.


Laudes 02/10/2009 11:19


Monsieur Martineau,
vous avez à votre disposition mon adresse mél, mon n° d'IP et je ne vous écris donc pas de façon anonyme !
Vous avez employé à l'égard du député-maire d'Orléans les mots "manoeuvres" "détruire tranquillement la rue des Carmes" "cumul des pouvoir(s)... au détriment de l'intérêt général".
Ce sont des accusations graves de servir ainsi des intérêts particuliers.
Vous savez très bien qu'il ne s'agit pas de détruire la rue des Carmes, mais de procéder à une mise à l'alignement, dans le cadre d'un vaste projet d'aménagement et de réhabilitation du quartier,
qui souffre de 50 ans d'immobilisme.
Monsieur Grouard, en tant que maire, ne fait qu'exécuter le programme électoral sur lequel il a été élu avec son équipe par la majorité des Orléanais, lors des dernières élections municipales. Ce
programme a été massivement approuvé par les électeurs du quartier Carmes, à l'exception notable d'un bureau de vote, auquel sont inscrits certains habitants de la rue des Carmes. Voilà les faits.
Après la création d’une Z.A.C., viendra la déclaration d’utilité publique et la mairie suivra scrupuleusement toutes les procédures en vigueur.
Monsieur Grouard, député, s’est longuement expliqué sur le déséquilibre que l’avis conforme des architectes des bâtiments de France entraîne dans les Z.P.P.A.U.P. Il ne sert à rien d’établir ce
type de zone, si l’une des parties peut opposer un véto à toute initiative qui ne lui plairait pas. Les exemples de prescriptions litigieuses ont fleuri sur de très nombreux sites Internet et je
peux vous en citer quelques-uns dans mon quartier (couleurs de devantures de vitrine, choix de fenêtres ou de volets roulants, choix de couverture, teintes à appliquer sur des poutres apparentes,
etc.).
C’est aux parlementaires et aux ministres de tutelle de se mettre d’accord enfin, sur un texte acceptable par toutes les parties concernées. Le vote de textes en catimini ou en se cachant derrière
les rideaux de salles d’attente, ne grandit pas nos parlementaires.
Enfin, ce que vous exprimez en bas de votre réponse à mon intervention n’a aucun rapport avec celle-ci. Mais puisque vous insistez : oui, Monsieur Quentin Thomas s’est montré imprudent en ne
supprimant pas sans délai les commentaires envoyés par un tiers sur son blog. Non, je n’approuve pas le lynchage médiatique dont il a fait l’objet et dont vous étiez l’un des principaux moteurs.
Oui, Monsieur Quentin Thomas a présenté des excuses maladroites.
Monsieur Dupuis n’a pas présenté les siennes pour ses attaques contre l’un de ses collègues au Conseil municipal. Pourtant Madame Leveleux-Texeira avait souhaité que soit mis fin à ce genre
d’attaques lors du Conseil municipal du mois de mars 2009. http://www.orleans.fr/?id=1067 (point n° 3).


DAZIBAO 02/10/2009 15:20


Je me moque de votre adresse IP et de votre e-mail. Je ne suis pas policier. Je souhaiterais que vos commentaires soient signés. Ce qu serait plus courageux.


Laudes 02/10/2009 06:21


Monsieur Martineau,

Vous avez écrit :
"Un tel cumul peut même avoir des effets pervers, comme l’ont récemment montré les manœuvres du député-maire d’Orléans pour faire adopter, à l’Assemblée Nationale, un amendement cousu sur mesure
pour qu’il puisse démolir tranquillement la rue des Carmes. Le cumul des pouvoir peut amener à la confusion de ceux-ci, au détriment de l’intérêt général."


Ces propos de la part de l'assistant parlementaire d'un sénateur me sidèrent.

Petit rappel sur la loi du du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse.

Article 29 En savoir plus sur cet article...
Créé par Loi 1881-07-29 Bulletin Lois n° 637 p. 125

Toute allégation ou imputation d'un fait qui porte atteinte à l'honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel le fait est imputé est une diffamation. La publication directe ou par
voie de reproduction de cette allégation ou de cette imputation est punissable, même si elle est faite sous forme dubitative ou si elle vise une personne ou un corps non expressément nommés, mais
dont l'identification est rendue possible par les termes des discours, cris, menaces, écrits ou imprimés, placards ou affiches incriminés.


Toute expression outrageante, termes de mépris ou invective qui ne renferme l'imputation d'aucun fait est une injure.

Article 30 En savoir plus sur cet article...
Modifié par Ordonnance n°2000-916 du 19 septembre 2000 - art. 3 (V) JORF 22 septembre 2000 en vigueur le 1er janvier 2002

La diffamation commise par l'un des moyens énoncés en l'article 23 envers les cours, les tribunaux, les armées de terre, de mer ou de l'air, les corps constitués et les administrations publiques,
sera punie d'une amende de 45 000 euros.



Article 31 En savoir plus sur cet article...
Créé par Loi 1881-07-29 Bulletin Lois n° 637 p. 125

Sera punie de la même peine, la diffamation commise par les mêmes moyens, à raison de leurs fonctions ou de leur qualité, envers un ou plusieurs membres du ministère, un ou plusieurs membres de
l'une ou de l'autre Chambre, un fonctionnaire public, un dépositaire ou agent de l'autorité publique, un ministre de l'un des cultes salariés par l'Etat, un citoyen chargé d'un service ou d'un
mandat public temporaire ou permanent, un juré ou un témoin, à raison de sa déposition.


La diffamation contre les mêmes personnes concernant la vie privée relève de l'article 32 ci-après.


Pascal Martineau 02/10/2009 10:22



Monsieur X (c'est comment votre nom car en ce qui me concerne j'écris à visage découvert, ayez le courage de faire de même)

Etes vous en service commandé ou cette menace et cette tentative d'intimidation ne sont-elles qu'une gesticulation personnelle ?

Compte tenu de ce que vous avez pu écrire sur Horza dans voitre blog, je vous trouve assez mal placé pour me donner des leçons.

Je doute enfin que vous aillez eu la même fougue pour dénoncer les propos antisémites à l'égard de Simone Veil - autrement plus graves - publiés il y a quelques mois sur un autre blog
orléanais.

Quoi qu'il en soit, je ne vois pas en quoi ce que j'ai écrit pourrait avoir un caractère diffamatoire.



polikarpov 01/10/2009 23:34


Opinion que je partage pleinement. Fonçons !
L'exemple de Grouard et Carré et de leur amendement est l'exemple type d'une dérive qui éloigne les citoyens de la politique.


M.Gd 01/10/2009 15:22


Bien, bien... et dans le PS du Loiret, on s'y met quand?


Pascal Martineau 02/10/2009 10:28


Bonne question. Je suis un partisan du mandat unique, à tous les niveaux. Mais je ne suis pas dans la direction du PS du Loiret. C'est à elle qu'il faut poser la question.
Mais tu penses à qui ? Aux conseillers généraux-maires ? aux conseillers régionaux-maires ?
Parce qu'en ce qui concerne le seul parlementaire socialiste du Loiret, on ne peut variment aps l'accuser de cumul.


Profil

  • Pascal Martineau
  • Journaliste de métier, assistant parlementaire, écrivain public, j'aime les mots.
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Président de  l'Academie des écrivains publics de France

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