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22 septembre 2008 1 22 /09 /septembre /2008 10:02

C’est toujours pareil. Quand les grands libéraux sont dans la panade, ils font les yeux doux à l’Etat providence. Limite même si ce dernier ne se fait pas engueuler quand ça ne va pas assez vite. La crise des banques américaines est, de ce point de vue, un exemple criant de l’hypocrisie des grands pourfendeurs officiel de l’interventionnisme étatique. La loi du marché va, directement ou indirectement, coûter 700 milliards de dollars aux contribuables de Georges Bush. Mais le phénomène n’est pas seulement américain, même s’il prend, outre atlantique, comme toujours, des proportions astronomiques.

Ressources naturelles. De ce côté-ci de l’océan, nous avons régulièrement droit à des périodes de soudaine conversion au culte de l’Etat providence de la part d’adeptes d’un autre dogme : le laisser-faire, la libre concurrence, le libre droit de piller les ressources naturelles ou de polluer. Il suffit de se rappeler les réguliers appels au secours des patrons-pêcheurs (qui refusent par ailleurs que l’on limite leur droit de pêche au nom de la préservation des ressources halieutiques ou de la solidarité avec les pays en voie de développement) ou des sociétés de transport routier (dont beaucoup voudraient bien qu’on applique à leurs chauffeurs le moins disant social de certains de leurs concurrents européens et qui crient au loup quand la SNCF envisage des les concurrencer), ou encore des grands agriculteurs (qui envisagent avec horreur l’application du principe pollueur-payeur). Et si, un jour, enfin, on les laissait se dépatouiller avec leur sacro-saint libéralisme ?

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22 septembre 2008 1 22 /09 /septembre /2008 09:37
Florent Montillot, adjoint ex-UMP de Serge Grouard, « n’adhère pas au Nouveau Centre pour avoir une prébende ». Autrement dit, il ne fait absolument pas cela par calcul électoral, mais par conviction : « C’est quelqu’un qui a la fibre sociale » ajoute sans rire Maurice Leroy, porte-parole national du Nouveau Centre, dans La République du Centre du 20 septembre. Dans ce concert de langue de bois, le député UMP- Radical Valoisien Jean-Louis Bernard (ancien adversaire de Montillot aux législatives) est le seul, à droite, qui ose dire vraiment ce qu’il pense : « M. Montillot nous habitué à un certain nombre de distorsions. Il a été exclu de l’UMP. Qu’il aille ailleurs se recycler, pourquoi pas ? Pour l’avenir, il y a encore d’autres formations*… ». On avait déjà du mal à détecter la fibre centriste de ce parti godillot, il n’y a désormais plus aucun doute. Dans le Loiret en tout cas.

* Après avoir été membre de l’UDF et avant de rejoindre l’UMP, Florent Montillot a longtemps été un proche du très conservateur mouvement « La Droite » de Charles Million (ndlr).

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18 septembre 2008 4 18 /09 /septembre /2008 13:31
Voila une interview d’anthologie. Celle du sénateur UMP Serge Dassault, - fils de Marcel -, par un journaliste d’iTélé, en juillet dernier. En digne héritier de son marchand d’armes de père, il se délecte de propos du même tonneau moisi que le « Café du Commerce », chronique poujadiste et ras les marguerites que son géniteur avionneur tenait dans son journal Jours de France.
A ceci près, comme le notait le journaliste
Guy Konopnicki dans Marianne2 du samedi 18 décembre 2004 qu’ « au temps de M. Marcel, les dialogues du café du Commerce n'étaient jamais agressifs. Chaque scène se terminait par une proposition d'union nationale. M. Serge se fâche dès qu'il voit des socialistes, des grévistes et des gens qui se marient avec n'importe qui ».
Avec M. Serge, qui s’exprime oralement dans un français bourré de fautes, on a droit à l’intégrale du crédo ultralibéral : les socialistes, les 35 heures, les syndicats, la rigidité du droit du travail, etc. Tout y passe. La maire de Corbeil-Essonnes prône, pour sauver la France de la fainéantise, lui, le pourfendeur du socialisme, des méthodes à la chinoise : plus de syndicats, des salariés qui travaillent sans compter – y compris le dimanche – et dorment sur leur lieu de travail. Et quiconque s’aventure à lui chercher des poux dans la tête prends des risques : « En 2008, raconte Wikipedia, lors de la campagne des élections municipales, pendant une séance publique lors de laquelle Serge Dassault présentait ses listes de candidature, la journaliste Pascale Pascariello de France Inter a été expulsée violemment pour avoir posé des questions au candidat ». De bien tristes comportements qui en rappellent d’autres, ceux auxquels nous a « habitués » Jean-Marie Le Pen. Les deux hommes ont en commun d’être de la même génération. Le leader du FN a 80 ans et Serge Dassault 83. A quand la retraite obligatoire pour les hommes et les femmes politiques d’un âge avancé ?

 

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17 septembre 2008 3 17 /09 /septembre /2008 17:09

La vitrine du Pathé, place de la LoireChristian Houssack a encore frappé. Coup double. Contre Jean-Pierre Sueur et contre la presse locale. Agacé par les récents propos du sénateur du Loiret sur les cinémas d’Orléans, le patron des deux Pathé et de feu le Select a placardé un torchon d’injures sur la vitrine de son établissement culturel (sic) : « Quand un homme politique (Jean-Pierre Sueur, ndlr) n’est plus rien* (*sénateur et socialiste), il ne lui rester pour "exister" que le mensonge, la démagogie, le ridicule. Triste fin de carrière ». On savait le belliqueux gérant de salles de cinéma très remonté contre Jean-Pierre Sueur depuis que ce dernier s’était battu pour la construction d’un multiplexe intra muros. Mais tant de haine – publique qui plus est –, ça dépasse les bornes. D’autant qu’on ne comprend pas trop en quoi Christian Houssack est perdant dans cette affaire. Le voila à la tête de deux grands complexes cinématographiques. Sans la ténacité de Jean-Pierre Sueur lorsqu’il était maire d’Orléans, il en dirigerait au mieux un seul.

Le programme-pamphlet"Idées courtes". Mais comme si cela ne suffisait pas, le détestable patron a agrémenté son dernier programme hebdomadaire d’une « Lettre ouverte à quelques "journalistes" aux idées courtes ». A ceux d’entre eux qui ont osé s’inquiéter de l’avenir du cinéma d’Art et d’Essai à Orléans, il écrit : «  Mesdames et messieurs "les petits journalistes" frustrés de ne pas présenter le 20h de TF1 ou de ne pas écrire dans Le Monde, rappelez-vous que la critique est aisée mais l’art est difficile et que c’est le public qui décide ». De deux choses l’une : ou bien Christian Houssack ne regarde jamais le JT de TF1 ou bien il ne lit jamais Le Monde. Je ne connais en effet aucun journaliste qui puisse avoir cette double ambition.re
 

>> Christian Houssack avait déjà montré ses grandes qualités humaines lors de la gestion des problèmes posés par la ruine de l’ancien cinéma de la rue du d'Illiers.

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16 septembre 2008 2 16 /09 /septembre /2008 16:13

Pour la traditionnelle cérémonie des baptêmes dans la chapelle Sixtine, Benoît XVI a, en janvier 2008,réhabilité l'un des aspects rituels les plus emblématiques de la messe d'avant Vatican II. (photo AFP)Après avoir donné aux traditionnalistes le droit de célébrer la messe selon un rite antérieur à Vatican II (dans lequel, notamment, les prêtres tournent le dos aux fidèles), Benoît XVI en appelle à une « pacification des esprits » avec les héritiers du schismatique Monseigneur Lefebvre. Comme si, depuis des décennies, c'étaient les franges les plus rétrograde de l'Eglise qui s'en éloignaient !
Petit à petit, dans le sillage de Jean-Paul II (rédempteur officiel du sulfureux Opus Dei), l’Eglise catholique grignote les formidables changements que le Concile de Vatican II avait validés et permis. Pire, droit dans sa soutane, le pape campe sur ses positions les plus rétrogrades : non à la communion des divorcés remariés, non aux unions homosexuelles, non au préservatif, non au mariage des prêtres, non à l’ordination de femmes, etc.
Ce qui ne remplit pas pour autant les églises et les séminaires. Il y a quelques années déjà, on avait tenté de nous faire croire que le succès du Renouveau charismatique allait redonner des forces à l’Eglise. Force est de constater que cette conception d’une vie chrétienne assez repliée sur elle-même plutôt qu’engagée au cœur du monde a fait long feu. La crise des vocations perdure et les assemblées dominicales sont toujours aussi parsemées. La hiérarchie de l’Eglise catholique ressemble de plus en plus à ces groupes minoritaires qui, acculés à une désaffection grandissante, ont plutôt tendance à s’arcbouter sur des dogmes plutôt qu’à ouvrir grandes les fenêtres.

Deux articles anciens que j'ai écrits sur le même sujet :
>> Sexualité : la rigidité morale de l'Eglise
>> Jean-Paul II

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16 septembre 2008 2 16 /09 /septembre /2008 14:11
Ainsi Florent Montillot se verrait bien « nouveau-centriste ». Viré de l’UMP par un Eric Doligé qui n’avait pas supporté sa trahison lors des dernières élections législatives, l’adjoint à la sécurité se dit prêt à rejoindre les rangs du Nouveau Centre, au nom, notamment, tenez-vous bien, de son « humanisme ». Fichtre ! Au cas où cela aurait échappé à certains, l’ancien conseiller régional d’Ile de France est un humaniste car, explique-t-il dans La République du Centre du 12 septembre, « quand on défend la sécurité », on défend « les plus humbles ». Et puis, se justifie le M. Propre orléanais, « j’ai été plus de vingt ans à l’UDF ». C’est sans doute pour nous rassurer sur ses prétendues racines centristes. « Sarkotillot » nous montre au moins une chose : il sait naviguer au gré des vents politiques porteurs. Quitte, par ambition personnelle, à trahir ses amis d’hier… et de demain. D’ailleurs, il annonce qu’il pourrait revenir à l’UMP… quand Eric Doligé n’en sera plus le patron dans le Loiret.

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15 septembre 2008 1 15 /09 /septembre /2008 16:50

On imaginait Florent Montillot plus dans les petits papiers du préfet. Dans une ville qui a tendance à s’endormir trop tôt, Serge Grouard et son shérif avaient mis en place dès 2001 une charte qui permettait à des établissements servant de l’alcool d’ouvrir jusqu’à 2h du matin en été. Quarante-trois bars et restaurants l’avaient signée. Débutée en juin, l’ouverture estivale devait être prolongée jusqu’au 8 novembre. Mais pour la préfecture, cette charte – dont elle n’est plus cosignataire depuis cette année * - n’a pas de valeur juridique. Une demande individuelle de dérogation, accompagnée d’une onéreuse étude acoustique, doit désormais être formulée pour espérer obtenir ce droit. Une trentaine d’établissements n’ont pas fait la démarche et sont donc contraints de baisser le rideau dès une heure du mat’. Ca fait désordre. On a un peu de mal à comprendre qu’aucune information n’ait circulé entre la place de l’Etape et la rue de Bourgogne toute proche afin que Ville et Etat accordent leurs violons. Mais notre « Sakotillot » était sans doute trop occupé à libérer les bords de Loire pour aller s’occuper du respect de la parole donnée de la Ville d’Orléans.

*Dans La Tribune d’Orléans, la préfecture, qui était cosignataire depuis 2001, explique qu'elle a refusé de s'engager « par avance dans un régime dérogatoire automatique ».

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9 septembre 2008 2 09 /09 /septembre /2008 15:59
Des commentaires et des images. Dans le cadre du débat politico-médiatique estival sur les « bords de Loire » (BDL) à Orléans, je verse à la sagacité (et à la saga de la cité) blogueuse deux éléments : le billet d’humeur d’Anne-Marie Coursimault, chef de l’agence d’Orléans du quotidien La République du Centre daté du 2 septembre ; et un reportage diffusé sur TF1 et LCI sur l’alcoolisme des adolescents qui a conduit nuitamment ses auteurs sur les pavés classés du quai du Roi.

Le commentaire d'Anne-Marie Coursimault
"Les jeunes boivent-ils toujours autant sur les bords de Loire ? Une visite planifiée de longue date avait permis à «la Rep'» d'écrire que les BDL ressemblaient, le 23 août au soir, à un no man's land. Dans un de ses derniers blogs (le site devant fermer sur décision nationale), LibéOrléans laissait entendre que La Rep' racontait ce que la mairie aurait aimé que l'on raconte. Il faut dire que Libération avait écrit l’inverse peu avant... Samedi revisite. Prolongée. Et toujours ce no man's ! land, si ce n'est des promeneurs en famille, l'ambiance bière-pétard, réprimée, n’a pas perduré: c’est un fait. Ce qui ne veut pas dire non plus qu’elle ne reprendra pas !"

Le reportage de TF1

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6 septembre 2008 6 06 /09 /septembre /2008 19:24
Mourad Guichard, correspondant de Libération à Orléans me l'a annoncé ce samedi 6 septembre par téléphone depuis Paris où toute l'équipe du quotidien national planchait sur son avenir : Laurent Joffrin , le patron du journal, est revenu sur sa décision et accepte de rouvrir le site LibéOrléans.
On ne peut que se réjouir de cette issue positive. Pétition (266 signataires à l'heure où j'écris ces lignes), manif, courriers, courriels, commentaires tout azimut sur la blogosphère : la mobilisation citoyenne a payé. Pour le plus grand bien de la démocratie et du pluralisme.

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5 septembre 2008 5 05 /09 /septembre /2008 14:48

Jean-Marc SylvestreMais où est passé Jean-Marc Sylvestre ? Le militant-chroniqueur économique a disparu de la grille de France Inter. Ouf ! Enfin ! Depuis des années, ce zélateur du néolibéralisme, ce porte-parole non officiel du Medef, ce pourfendeur des 35 heures sévissait tous les matins sur notre grande et belle radio nationale de service public. Comme une « tâche » dans cette station dont la qualité de l’information n’est plus à prouver. On a pu croire un temps, après qu’il eut frôlé la mort* et découvert la qualité du service public de santé français, qu’il allait mettre un peu d'eau dans son vin. Cela n’a pas duré longtemps. Chassez le naturel, il revient au galop. Il a en particulier déployé tous ses talents de héraut du libéralisme sous Jospin – pour le critiquer sans réserve – puis sous Raffarin – pour l’encenser sans pudeur.

Un autre son de cloche. J’avais souvent écrit et téléphoné à la rédaction de France Inter pour me plaindre du parti pris outrancier et unilatéral du désormais directeur adjoint de l’information de TF1 (voila un poste qui correspond mieux aux idées qu’il défend). Il m’est même arrivé de couper la radio pendant sa chronique tellement cela m’agaçait. Il faut croire que je n’étais pas le seul. Depuis un an en effet, il était précédé, dans les matinales de France Inter, par Bernard Maris qui donne de l’actualité économique un tout autre son de cloche. Or, en cette rentrée 2008-2009, exit Jean-Marc Sylvestre. Bernard Maris, lui, est toujours là. Avec, désormais, pour lui donner la réplique, un journaliste du quotidien Les Echos, Dominique Seux. Lequel, dégâts du sarkozysme oblige, la joue beaucoup plus profil bas. Il n’a, surtout, pas l’arrogance, la condescendance et la suffisance de son prédécesseur.

* En 2003, Jean-Marc Sylvestre publie Une petite douleur à l'épaule gauche. Ce livre raconte comment, suite à une hospitalisation pour ce qui n'était qu'une "petite douleur", il a frôlé la mort en contractant une maladie nosocomiale. Source : evene.fr

 

 

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  • Pascal Martineau
  • Journaliste de métier, collaborateur parlementaire, écrivain public-biographe, j'aime les mots.
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Président de  l'Academie des écrivains publics de France

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