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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 11:23
KO-BOZART.jpgL’art sous contrôle. Nicolas Sarkozy en rêve sans doute. Peut-être même y pense-t-il le matin en se rasant. Après Eric Raoult et le prix Goncourt, c’est au tour du directeur de l’Ecole nationale des Beaux-Arts de réaliser les rêves du président de la République. La prestigieuse institution n’a, dans un premier temps, gardé que quelques heures sur ses façades, le 12 janvier, l’œuvre d’une artiste franco chinoise Ko Siu Lan composée de bannières reprenant chacun un des mots d’un slogan électoral : « travailler », « plus », « gagner » et « moins ». « Atteinte à la neutralité du service public » a jugé la direction de l’école nationale. De deux choses l’une. Ou bien cette dernière a découvert l’œuvre après qu’elle a été installée et il s’agit d’autocensure. Ou alors, plus probablement « quelqu’un » s’est ému d’une telle provocation et a exigé qu’on décrochât ce nouveau « crime de lèse-majesté ». Il est heureux que le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, ait fait remettre en place les banderoles dès le lendemain. Reste que ce nouvel incident témoigne une fois de plus de la méfiance de l’Etat Sarkozy à l’égard de l’art, de sa volonté de le mettre au pas.

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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 11:30
police.jpgAux petits maux, les grands moyens. La Police nationale française ne reculant devant aucune démesure, elle a débarqué de mardi 9 février au domicile d’une adolescente parisienne de 14 ans pour l’arrêter. Sans même lui laisser le temps de se changer, raconte France Info qui a révélé l'information, elle a été emmenée au commissariat menottée et en pyjama. Elle y est restée onze heures. Objet du délit : sa « participation » à une bagarre dans son collège. La jeune fille affirme avoir seulement tenté de séparer les protagonistes.  A la préfecture de police, on ne trouve rien à redire. La procédure a été respectée : examen médical, garde à vue filmée, parents prévenus par téléphone. Ouf ! Voila qui va sans aucun doute rassurer tous les parents d’adolescents. Au moment où Brice Hortefeux nous prépare son couvre feux, on peut douter que la police soit la plus apte à protéger nos enfants.

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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 17:35
chateaux-chambord-france-1134640173-1111535.jpgChaque semaine nous apporte une pièce supplémentaire au puzzle de la monarchisation de notre République à laquelle s’active doucement mais sûrement  son président. Tenez ce matin encore sur France Inter. Dans son édito politique, l’excellent Thomas Legrand nous apprend qu’une « partie de chasse présidentielle » était organisée le week-end dernier au Château de Chambord. Maître d’œuvre de l’événement : Pierre Charon, tout nouveau « Monsieur Chasse »  de Nicolas Sarkosy. Objectif : « En faire un objet d’influence et d’entretien de réseaux » explique le chroniqueur du « 6h30-10h » de l’impertinente radio. « Tout le décorum le plus éculé, le plus clinquant le plus monarchique, le plus impérial, le plus déplacé pour ne pas dire le plus obscène est réhabilité. Tout ça bien sûr, dans la confidentialité et l’opacité la plus totale. On ne sait pas combien ça coute. Le contribuable n’a pas le droit de savoir qui est invité. Pas de listes, pas de photos. C’est clinquant, pompeux et dépensier et c’est secret comme une réunion de secte. » s’indigne Thomas Legrand.
partie-de-chasse.jpg
En 1981, Alain Bombard, éphémère ministre de l’environnement de François Mitterrand, avait tenté en vain (avant d’être promptement remercié), de supprimer la chasse à cour. La chasse présidentielle, « elle, avait partiellement disparu sous Jacques Chirac qui, sous l’influence moderniste de sa fille Claude, avait supprimé les chasses de Marly et Rambouillet » rappelle Thomas Legrand.
Il y a, dans notre France léthargique, des hommes et des femmes qui osent penser que l’esprit revanchard de la droite qu’incarne Nicolas Sarkozy a pour cible bien plus que de remettre en cause les acquis démocratiques du Conseil national de la Résistance et du Front Populaire : en pratiquant la confusion des pouvoirs et en rétablissant des privilèges , c’est la Révolution française qui est visée.

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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 11:57

sarkozy-copie-1.jpgEn demandant aux préfets d’aller faire la retape pour une loi non encore votée, Nicolas Sarkozy, via son ministre de l’Intérieur, témoignage une fois de plus de l’idée qu’il se fait de la séparation des pouvoirs qui constitue un des fondements de notre République. Les représentants de l’Etat dans les départements ont ainsi été invités à organiser des conférences de presse pour dire tout le bien qu’ils pensaient du statut de « conseiller territorial », dont le projet de loi est encore en discussion au Sénat. Autrement dit, le président de la République fait fi à la fois des amendements qui pourraient encore êtres votés au Parlement  mais aussi d’une éventuelle décision du Conseil constitutionnel, qui sera sans doute saisi par les socialistes. Les sénateurs socialistes ont immédiatement réagi à cet affront par la voix de Jean-Pierre Sueur qui a, mardi 2 février, fait un « rappel au règlement ». « Il ne revient pas aux préfets de soutenir une position plutôt qu’une autre dans un débat qui a lieu au Parlement. Il leur revient de veiller à l’application des lois effectivement adoptées par le Parlement » s’est insurgé le sénateur du Loiret.

« L’omniprésident » n’en est malheureusement pas à son premier coup en la matière. Jusqu’où devra-t-il aller pour que s’ouvrent enfin les yeux de celles et ceux qui n’osent ou ne veulent pas voir derrière tous ces débordements une remise en cause patiente, insidieuse, acharnée de notre démocratie ?

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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 09:56
novelli.jpg64,13 % d’absentéisme pour Hervé Novelli au Conseil régional du Centre. L’enquête publiée par La République du Centre ce 3 février sur l’assiduité de nos élus régionaux nous révèle que la tête de liste UMP dans le Centre, jusqu’à sa nomination comme ministre, n’a pas siégé durant sept des vingt-deux journées de séance plénière, qu’il a séché sept commissions permanentes sur trente-deux et, enfin, qu’il n’a participé à aucune des 41 réunions de la commission éducation. Hervé Novelli est la lanterne rouge du classement établi par le quotidien régional, juste avant une élue frontiste, Jacqueline Peslerbe, qui affiche un taux d’absentéisme de 100% ! Il a été sanctionné par un abattement de 30% de ses indemnités mensuelles. Si le candidat-ministre était élève dans un des lycées dont le Conseil régional a la responsabilité, il aurait été viré depuis longtemps.
Pour sa défense, celui qui prétend devenir président de la région affirme que son mandat de député d’Indre et Loire l’empêchait de participer aux réunions de la commission éducation (sic). Au lieu de s’interroger sur l’incompatibilité des deux fonctions, la candidat UMP en en vient même à accuser le président du conseil régional de ne pas avoir su accorder le calendrier des commissions avec celui de l’Assemblée Nationale. CQFD. Le cas Novelli est une nouvelle illustration des effets négatifs du cumul des mandats. Constat confirmé par une lecture attentive de la liste publiée par La Rep’. Ainsi, chez les socialistes, on trouve trois cumulards parmi les élus qui dépassent un taux d’absentéisme de 40% : le député Michel Sapin (66e, 10,24%), le maire de Tours Jean Germain (71e, 46,67%) et le président du Conseil général du Cher Alain Rafesthain (74e, 48,23%). Quand à Hervé Novelli, reconnaissons lui une très belle assuiduité : le candidat multiplie les visites "ministérielles" en région Centre. Aux frais de la princesse.

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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 10:09

liberteLamentable plaidoirie que celle de Me Guy Lemaignen, frère de, lundi 25 janvier devant la cour d’appel d’Orléans, contre le ci-devant Antoine Bardet qui contestait l’ordonnance prise contre lui dans l’affaire qui l’oppose à Serge Grouard. L’avocat de ce dernier a sans gêne traité l’ancien blogueur orléanais de « lâche ». Souvenons-nous de la grande mansuétude dont avait fait preuve le maire d’Orléans lorsqu’un commentaire - anonyme lui aussi - et hautement diffamatoire à l’encontre de Simone Veil avait été publié par l’un de ses conseillers municipaux, le villièriste Quentin Thomas, sur le blog de ce dernier. Le premier magistrat d’Orléans avait certes fini par condamner des propos qui accusaient ni plus ni moins de génocide l’ancienne déportée, auteure de la loi sur l’avortement. C’était le moins que l’on pouvait en attendre. Pas une seule sanction en revanche contre son jeune colistier, pas un mot pour dénoncer l’irresponsabilité – pour le moins – dont il a fait preuve en publiant sciemment un tel commentaire. Il n’y a pourtant aucune mesure entre l’humour potache d’un Antoine Bardet et l’insulte majeure faite à l’ancienne présidente du comité de soutien à la candidature de Nicolas Sarkozy. Serge Grouard a l’indignation sélective et égocentrique.

bardetN’était le double enjeu de ce procès – réparer les torts considérables et totalement disproportionnés causés à Antoine Bardet et défendre bec et ongle le droit inaliénable à la liberté d’expression – on s’amuserait de voir le maire d’Orléans se comparer à « un bien, un produit ou une marque » selon l’esprit de la loi sur le dénigrement qu’il utilise pour combattre Antoine Bardet. Tant il est vrai que l’action politique de Serge Grouard est bien plus constituée de communication que de réalisations concrètes et durables. Le « produit » Serge Grouard ne sort pas grandi de cette affaire.

 

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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 22:15

burka.jpgLa première fois que j’ai vu, « en vrai », une femme recouverte d’une burka, c’était dans le quartier populaire de l’Argonne à Orléans. Elle marchait dans la rue, à quelques pas derrière celui qui devait être son mari. L’image – la femme couverte et la préséance de l'homme - m’est restée gravée fut et reste pour moi insupportable. Il y a quelque chose d’indécent et de violent même à se promener ainsi en public ou, pire, à obliger quelqu’un à le faire. Quoi que l’on puisse dire de la liberté religieuse, on ne peut tolérer, dans notre société laïque et libre, que l’on réduise des êtres vivants – des femmes en l’occurrence – à une telle indignité. Oui, je pèse mes mots. Si des femmes – puisque c’est un des arguments avancés par les partisans de la burka – se sentent menacées dans leur intégrité parce que l’on voit leur visage, la solution de progrès ne peut être de les contraindre à le cacher. C’est la porte ouverte à toutes les régressions démocratiques. C'est notre société qui doit les protéger, pas un morceau de tissu. Et même si certaines disent le porter par choix, il convient de ne pas s’y laisser prendre. Car je suis assez sensible à l’analyse d’Elisabeth Badinter qui assimile ce phénomène à une dérive sectaire de l’islam, comme il en existe dans toutes les réligions. Or, demandez à un adepte de quelque secte que ce soit, il vous jurera toujours dur comme fer qu’il est totalement consentant des sacrifices qui lui sont imposés. Il y a dans l’islam comme ailleurs des groupes tout à fait capables de procéder à des « bourrage de crâne » efficaces. Le pire est que toute réponse à cette atteinte à la liberté de ces femmes risque de n'être pas satisfaisante. Voire même attentatoire à nos libertés collectives. C'est bien là un des buts poursuivis par les extrémistes de tout poil qui par leurs actions, poussent les démocratie à restreindre ces libertés. Repensons à Matin Brun qui voit une société devenue totalitaire imposer la couleur brune à l'ensemble des citoyens. Soyons assurés que ceux qui imposent aux femmes un tel acroutrement n'ont pas de la liberté et de la démocratie la haute idée que nous pouvons nous en faire.
Certes, « nous » avons contribué à créer les conditions de cette dérive en incitant des hommes et des femmes, exclus de notre citoyenneté à cause de leurs origines, la couleur de leur peau ou leurs coutumes, à se réfugier dans les mirages d'une vision sécuritaire de l'islam.
Cependant, le pire serait de ne rien faire, de rester indifférents, de se voiler la face.

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18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 16:12

La-Rep-08-01-2010-Demission.jpgJ'ai récemment annoncé ma démission de la fonction de secrétaire de la section d'Orléans du Parti socialiste. En 2005, j'avais été élu après le départ, pour raison professionnelle, de mon frère Emmabuel Martineau-Gamand. J'avais été réelu à une large majorité en 2008 à la suite du Congrès du Reims.
Je reviendrai prochainement, après l'élection de mon successeur, sur le bilan que je fais de cette passionnante expérience.

Dans la presse :
La République du Centre du 8 janvier
LibéOrléans du 6 janvier
La Tribune d'Orléans du 14 janvier

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21 décembre 2009 1 21 /12 /décembre /2009 17:34
lipdubump.jpgSi le ridicule tuait, il y aurait une hécatombe à l’UMP. A la vision du lip dub* des jeunes populaires, on est partagé entre plusieurs réactions : consternation, affliction, amusement, dégout… Cette mise en scène forcée des quadras et quinquas du parti de Nicolas Sarkozy poussant la chansonnette au milieu de gamins délurés fait pitié. Du déhanchement façon bourgeoise coincée de Christine Lagarde à Eric Besson posant nonchalamment un t-shirt UMP sur ses épaules pour qu’on n’oublie pas qu’il a viré de bord, de Jean-Pierre Raffarin à Rama Yade, le défilé des têtes de gondole du parti conservateur fait tomber la communication politique dans un abime encore jamais exploré. Quel est le but recherché ? On a beau tourner la question dans tous les sens, on ne trouve pas de réponse sensée. Est-ce un coup du genre : plus c’est gros, plus ça passe et l’essentiel est qu’on parle de nous ? Objectif atteint. Gros buzz sur le net.
Plus certainement, ce mauvais scénario est-il le signe du décalage désastreux entre le monde réel et l’idée que des communicants et les dirigeants de l’UMP s’en font. Le contraste est encore plus terrible si l’on imagine que ces Jeunes populaire tentent, par ce « clip », de s’adresser aux garçons et aux filles de leur génération. Ca dégouline de mièvrerie. Jusqu’à l’écœurement. Ca ne donne vraiment pas envie de « changer le monde ». Pas avec eux.

* vidéo réalisée d'un seul plan où des acteurs chantent en playback sur une musique.

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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 11:27

nadine-morano 55Vive les caméras intégrées aux téléphones mobiles. C’est au tour de Nadine Morano, cette fois, d’en faire les frais. Le secrétaire d’Etat chargée de la famille et de la solidarité a tenu lors d’un « débat » sur l’identité nationale des propos scandaleux qui stigmatisent et caricaturent à outrance les jeunes français d’origine musulmane : « Moi, ce que je veux du jeune musulman, quand il est Français, c’est qu’il aime son pays, c’est qu’il trouve un emploi, c’est qu’il ne parle pas le verlan, qu’il ne mette pas sa casquette à l’envers ».

fadela amara120070926hirschinsidePreuve supplémentaire, si nécessaire, du côté nauséabond de ce « débat » national. Qu’un maire aux idées courtes d’une petite commune de la France profonde se fourvoie dans des déclarations qui n’honorent pas sa fonction est déjà assez insupportable. Mais qu’un ministre de la République s’épanche de manière aussi abjecte en dit long sur le climat idéologique qui règne au sein du gouvernement de François Fillon. Ajoutée à l’affaire des Afghans, on s’étonne alors que des gens comme Fadela Amara ou Martin Hirsch trouvent encore de bonnes et honnêtes raisons pour ne pas démissionner de ce gouvernement raciste.

« Moi, ce que je veux » d'une ministre de la République, c'est qu'elle respecte la laïcité de notre pays, qu'elle respecte chacun de ses habitants, quelles que soient leur origine, leur religion, leur sexualité, qu'elle œuvre pour chacun puisse trouver un emploi et vivre dignement.

>> Voir la vidéo

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Profil

  • Pascal Martineau
  • Journaliste de métier, collaborateur parlementaire, écrivain public-biographe, j'aime les mots.
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Président de  l'Academie des écrivains publics de France

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