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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 16:41
Une fois de plus, aux grands maux, les faux remèdes. La récidive d’un ancien détenu, surtout si elle est violente et sordide, suscite – outre la douleur justifiée des victimes – un concert d’indignation des partisans d’une justice plus dire qu’elle ne l’est déjà. Mais en accusant les juges – laxistes, forcément laxistes -, d’être responsables de cette récidive, on se trompe évidemment de coupable. Car la faute principale – et les accusateurs le savent très bien aussi qui jouent les vierges effarouchées – en revient bien entendu à notre système carcéral. Tous les rapports internationaux, toutes les statistiques, toutes les enquêtes, tous les témoignages, le prouvent : la prison est criminogène. Et le peines alternatives, elles, ont le sait encore bien plus efficaces quand les peines-plancher de Perben-Sarkozy remmplissent nos prisons de quasi primo délinquants qui découvrent là l'école du crime.
En traitant comme des bêtes les hommes (et les femmes) majeurs ou mineurs qui y sont enfermés, en laissant s’instaurer entre les détenus la loi du plus fort, la loi de la jungle, on transforme ces êtres humains – et je pèse mes mots - en bêtes ayant recours aux instincts les plus bas pour survivre dans cette jungle. La jungle n’est pas à Calais. Elle est dans nos prisons françaises. La honte de notre société dite évoluée. Que ceux qui trouvent que j’exagère s’intéressent de près à ce milieu et aux nombreux récits qu’il a suscités. Je conseille à cet égard la lecture sur le net du Journal d’un détenu mineur, Olivier Soz, dont le récit fait froid dans le dos. La réalité est toujours plus terrible que ce que l’on peut imaginer.

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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 11:03

La réponse ne s’est pas faite attendre. Elle est cinglante. Dans La République du Centre du 30 septembre, Florent Montillot se plaignait de « l’application de [ses] instructions »  par la direction publique de la sécurité publique concernant l’expulsion des gens du voyage installés sur la stade de l’lle-Arrault. Serge Grouard, pour faire bonne figure, a bien essayé de rattraper la bourde. Mais, piqué au vif et solidaire de la Police nationale mise en cause, le préfet du Loiret, Bernard Fragneau a répliqué vertement dès le lendemain en rappelant que « la police nationale est placée sous l’autorité du préfet et non de l’adjoint au maire, ce qui me rassure ». Avant de déplorer le manque de compétence du nouveau président du Nouveau Centre et de l’inviter « à faire preuve de responsabilité ». A vouloir trop jouer au shérif, Florent Montillot finit par se faire taper sur les doigts. «  Nous ne sommes pas au pays des cow-boys a d’ailleurs ajouté, lucide, le préfet. Il n’y a pas d’un côté le shérif et des cow-boys de l’autre ».
Décidément, après la station d’épuration et le grand équipement sportif, cette île Arrault n’est qu’une source d’ennuis pour Serge Grouard.

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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 08:51
A tous les coups on y a droit. Parlez de « mandat unique » et vous n’y coupez pas, on trouve toujours « quelques » cumulards pour brandir l’argument choc de « l’ancrage local », du « terrain », mot très en vogue dans le rayon « tarte à la crème ». Si l’on écoute bien ces tenants d’un cumul établi, on ne pourrait être un bon parlementaire sans être maire, adjoint au maire, président ou vice-président d’un Conseil régional ou général ? Autrement dit, les députés ou sénateurs qui aujourd’hui n’auraient pas cette double étiquette ne pourraient pas faire leur travail correctement ? Autrement dit, être conseiller municipal ne suffirait pas à un parlementaire pour avoir un ancrage local ? Quel mépris pour les uns et les autres.
Comme assistant parlementaire d’un sénateur qui ne cumule ni avec un mandat exécutif local, ni même avec un autre mandat, je suis bien placé pour savoir que toute cette rhétorique n’est qu’un écran de fumée pour tenter de préserver des pouvoirs locaux et, accessoirement, il ne faut pas être naïf, de confortables indemnités.

Effets pervers. Pour être sur le terrain, nul besoin d’être élu local. Une permanence ouverte à toutes et à tous permet sans conteste de garder les pieds sur terre. Les sans-papiers, les chômeurs, les familles endettées, les personnes handicapées qui frappent régulièrement à la porte du bureau de Jean-Pierre Sueur évitent à coup sûr à ce dernier, si tant est que le risque existe, de se déconnecter des réalités humaines les plus difficiles. Parlementaire est, j’en suis persuadé, un « emploi » à temps plein. Y ajouter la lourde charge d’une grande ville (et souvent, en même temps, d’une agglomération), d’un département ou d’une région, revient soit à déléguer beaucoup, soit à ne pas être assez disponible pour l’un des deux mandats, voire aux deux.
Un tel cumul peut même avoir des effets pervers, comme l’ont récemment montré les manœuvres du député-maire d’Orléans pour faire adopter, à l’Assemblée Nationale, un amendement cousu sur mesure pour qu’il puisse démolir tranquillement la rue des Carmes. Le cumul des pouvoirs peut amener à la confusion de ceux-ci, au détriment de l’intérêt général.
En outre, la seule manière de créer des appels d’air, de renouveler le monde politique (mais c’est vrai aussi dans le monde syndical et associatif) est d’interdire le cumul des mandats, y compris dans le temps. Je suis, de ce point de vue, un farouche partisan du mandat unique limité dans le temps. A tous les niveaux.
Reste la question de l’unilatéralisme. On ne pourrait pas innover seul, sans l’UMP. Sauf à créer de graves déséquilibres. C’est l’argument qui tue. Mais heureusement que depuis plus d’un siècle, les socialistes, en hommes et femmes de progrès, n’ont pas attendu la droite pour faire avancer notre société. On attendrait toujours.

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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 10:51
Serge Grouard, qui ne recule devant aucun sacrifice pour défendre l’avenir de notre planète, est intervenu lors de la 9e conférence des villes, organisée par l’association des maires des grandes villes de France sur le thème : « Le modèle urbain éco-responsable : reste-t-il à réinventer ? ». Le député-maire a déjà une proposition à faire : supprimer les prérogatives des Architectes des Bâtiments de France qui l’empêchent de démolir la rue des Carmes. Mais on peut parier qu’il n’a même pas évoqué cette audacieuse idée devant ses collègues maires !

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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 10:33

Je ne résiste pas au plaisir de reproduire intégralement le « Mot de l’agglo » intitulé « Florent Montillot n'aime pas être "catalogué" », publié dans La République du Centre du 26 septembre.  D’ici à ce que l’adjoint sécuritaire intente un  procés en diffamation ! Il y a des jours comme ça où l'on a plaisir à lire son quotidien local.

Le nouveau président départemental du Nouveau Centre, élu jeudi soir, a eu la dent dure contre La Rep', le soir de son investiture, en ironisant à l'envi sur une question posée le jour même dans le journal au président national du parti Hervé Morin. La question portait sur son appréciation de la sensibilité politique de Florent Montillot « parfois catalogué à la droite de la droite». Et l'intéressé, fougueux à souhait, irrité par si peu de complaisance (et tant d'audace) à son encontre, n'a pas manqué de brandir la coupure de presse devant la petite centaine de militants réunis alors, et de fustiger sans égard une telle liberté de propos. Ah ces journalistes qui se permettent encore de poser des questions qui n'ont rien de flatteuses...

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24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 15:39
Anthony Gautier signe dans La République du Centre de ce jeudi 24 septembre un reportage qui fait honneur à la presse et à la presse quotidienne locale en particulier.
Alors que rien dans l’actualité ne l’y oblige et que du côté du quai Châtelet, la ville d’Orléans fête son fleuve, le journal publie en page 2, en départementale donc, une pleine page consacrée à la situation des prostituées à Orléans. Celles-là même qui ont été chassées il ya quelques des quais mitoyens.
Sans juger, avec délicatesse et bienveillance même, mais sans masquer la crudité de leur « métier », le journaliste décrit la détresse de ses femmes qui vendent leur corps toutes les nuits ou quelques-unes de temps en temps, pour arrondir les fins de mois.
Le reportage vient aussi confirmer ce que d’aucuns ne cessent de répéter et de craindre depuis plusieurs années : les arrêtés anti-prostitution pris par Serge Grouard et Florent Montillot n’ont en rien changé le problème. Il n’a fait que le repousser. Au « mieux », les prostituées ont changé de trottoir, au pire elles se sont réfugiées en zones non urbaines, réduisant ainsi les possibilités – pour associations comme Le Nid – de prendre contact avec elles et augmentant les risques d’agressions.
La qualité de ce reportage met cruellement en relief l’inefficacité de la politique sécuritaire et hygiéniste de Sarkotillot. Nul doute que cet article dérangeant n’agace un peu plus le député-maire, tout à ses affaires médiatiques avec le Festival de Loire.

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24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 11:41

Une association « totalement apolitique » dirigée par trois militants du Nouveau Centre (qui vient d'élire l'infréquentable Florent Montillot à sa tête dans le Loiret) : Martin Bertholot, président, Thibaut Grillon, secrétaire général - et porte parole (sic) – et Paul-Loup Pigois, trésorier.
Dans un français assez approximatif et pompeux, ces trois jeunes « apolitiques » expliquent benoîtement que « la direction » de l’association « Objectif Orléans » « est composée de trois membres du bureau actifs qui s’acharnent (re sic) en permanence afin de faire évoluer l’association ainsi que de pouvoir mettre en œuvre de nombreux projets comme par exemple des visites ailleurs que dans notre ville. (Assemblée Nationale, Sénat, Parlement européen, Panthéon, Louvre, Versailles,...) », avec, pour but, « d’effectuer une ouverture d’esprit chez les jeunes orléanais sur la culture et l’actualité à travers des conférences, des débats, des soirées et des visites ».
N’allez surtout pas voir dans cet « acharnement » une quelconque arrière pensée politique. N'allez donc pas imaginer que leur objectif ets de garder Orléans à droite. Puisqu’on vous dit qu’ils sont « totalement apolitiques ».
Mais peut-être ces « acharnés » ont-ils une autre idée derrière la tête : offrir aux sauvageons qui sauvageonnent sur le quai du Châtelet un alternative culturelle à leurs agapes ligérienne. ET rendre ainsi service à leur héraut, Florent Montillot, incommodé par cette jeunesse en déshérence.

« L’inauguration » de l’association Objectif Orléans aura lieu le vendredi 2 octobre à 18h au bar « O’Lodge », place de la République à Orléans.

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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 10:00

Créée en 2000 à l’initiative de Lionel Jospin par une loi adoptée à l’unanimité du Parlement, l’institution du Défenseur des Enfants est aujourd’hui en sursis.
Un projet de loi du gouvernement Sarkozy-Fillon en prévoit en effet la dilution dans un nouveau « machin » : le « défenseur des droits » (qui absorbe aussi le Médiateur de la République). Autrement dit, une disparition pure et simple. En niant une place spécifique et indépendante aux droits et à la cause des enfants, cette mort annoncée constitue une régression supplémentaire de notre société. Une de plus. Alerte. « Alertez les bébés ».

Plutôt que de longs discours, je publie ci-dessous le communiqué du Comité des Jeunes du Défenseur des enfants.
J’invite chacun et chacune à signer la pétition s’opposant à la suppression du Défenseur des Enfants.

Le Défenseur des enfants est amené à disparaître sur décision du Conseil des ministres datant du 9 septembre 2009.  Une suppression du Défenseur sans concertation ni consultation, alors même que nous fêtons cette année le 20ème anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE).
Cette suppression pose un problème : comment une grande machine regroupant le Médiateur de la République, la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) et le Défenseur des Enfants, pourrait avoir l’humanité, le temps et la patience nécessaire pour recueillir la parole de l’enfant et agir dans son intérêt ?
Au nom de tous les enfants de France, nous demandons aujourd’hui au gouvernement et au président de la République de revenir sur leur décision. L’enfance a besoin, pour la défendre et agir dans son intérêt, d’un Défenseur des enfants clairement identifiable et indépendant.

Le Comité des Jeunes du Défenseur des enfants


>> Signez la pétition en ligne
>
> Sur Twitter
>> Sur Facebook
>> Le communiqué de presse intégral

 

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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 16:04
Au Festival de Loire, il y a des mariniers qui en avaient marre de faire des ronds dans l’eau. « Plutôt qu’un festival où l’on est contraint de tourner en ronde pendant une semaine entre deux ponts, on préférerait s’investir dans une manifestation moins statique » ironise, dans La République du Centre de ce 16 septembre, Jean-Louis Sénotier, président des l’association combleusienne « Les Chemins de l’eau ». Il ajoute, lucide : « Dépenser deux millions d’euros pour une fête de quelques jours ; ca peut en choquer certains. Les associations ont bien essayé de revenir à une manifestation plus raisonnable. Mais sans succès ».
Il est comme ça Serge Grouard, il faut qu’on en ait plein les yeux ! Quel que soit le prix, y compris écologique. Car pour que la fête soit réussie, le député-maire d’Orléans n’hésite pas à faire pomper l’eau de la Loire – qui n’en peut mais – pour remplir un canal à sec. Sa manière à lui, sans doute, de mettre en œuvre, à Orléans, le Grenelle de l’Environnement.

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8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 11:07
Un festival de Loire « entre tradition et histoire ». Tout est dit sur cet événement avec ces quelques mots manuscrits de Serge Grouard imprimés sur le programme rutilant de cette quatrième édition. Tout autre grande ville, en effet, fière de son passé mais tournée vers l’avenir, aurait écrit « entre tradition et… modernité ». Mais à Orléans, depuis 2001, on n’a pas fait que retourner la ville vers la Loire, ce qui en soit est une bonne idée. On l’a fait en empruntant les chemins du passé jusqu’à glorifier, à l’occasion des fêtes de Jeanne d’Arc, un Moyen-Age sanglant et amoral. Même le label « Développement durable » n’arrive pas à faire entrer ce festival dans la modernité. Le transport par la route et le grutage sur la Loire de dizaines de bateaux n’a vraiment de très écologique. Même si le programme nous annonce, sans preuve, « la compensation des émissions de carbone produites par le transport de bateaux ».

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  • Pascal Martineau
  • Journaliste de métier, collaborateur parlementaire, écrivain public-biographe, j'aime les mots.
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Président de  l'Academie des écrivains publics de France

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