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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 15:47
Dans l’article de La République du Centre consacré le 7 septembre à la situation économique dans le Loiret, deux élus sont cités comme agissant pour sauvegarder des emplois : le sénateur socialiste Jean-Pierre Sueur et le sénateur et président du conseil général du Loiret UMP Eric Doligé. Cherchez l’absent.
L’agglomération d’Orléans et son président, Charles-Eric Lemaignen ne semblent pas concernés par le problème. Pour avoir siégé dans cette assemblée, je sais combien la situation d’entreprises du Loiret ne semble pas émouvoir outre mesure la majorité UMP – particulièrement libérale – de l’agglomération. C’est la loi du marché non ? On peut aussi penser que le président de l’agglo a déjà beaucoup à faire avec ses propres entreprises en difficultés : la gare d’Orléans, le tram ou encore la station d’épuration de l’Ile Arrault. Jamais avare de superlatifs, Charles-Eric Lemaignen a pourtant qualifié (La République du Centre du 5 septembre) cette dernière opération de « topissime ». Pourquoi, alors, ne pas oser un « nullissime » pour son action économique ?

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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 13:48

Ca ne ressemble à aucun autre magazine. Avec plus de 200 pages à lire en un trimestre, XXI est un journal qui peut tout à la fois devenir livre de chevet et être emporté dans sa sacoche pour le lire dans le bus, le tram ou le métro. Un journalisme décalé de l’actualité qui redonne toutes ses lettres de noblesse au grand reportage, à l’investigation, à la belle écriture. Ici pas de petites phrases ni d’actualité people. A l’ère du zapping, de l’info immédiate et non digérée, XXI nous invite à la pause, à la réflexion, à la mise en perspective de notre monde. Avec obstination et délectation. Ainsi le numéro 7 nous parle de ce « roi qui sur l’île attendait les Coréens » écrit et illustré comme un conte africain. Des îles toujours avec ce terrifiant papier – « 7000 Hiroshima » sur les essais nucléaires américains dans l’archipel des Iles Marshall sacrifiées « pour le bien de l’humanité » au cours des années 50. A lire aussi ce portrait sans concession d’Antoinette Fouque, égérie controversée du mouvement féministe.
« Tous les trimestres, des talents vous entraînent à leurs côtés pour comprendre le monde d’aujourd’hui. Des semaines de travail sur le terrain… Une étonnante récolte d’images et de rencontres par des romanciers, des journalistes, des photoreporters, et des dessinateurs de BD » peut-on lire sur le blog de la revue.
« Un journal, c’est une porte ouverte, écrivent Laurent Beccaria (le directeur de la publication) et Patrick de Saint-Exupéry (le rédacteur en chef). XXI a été créé pour ça : dire « oui », offrir sa chance à tous ceux qui ont de l’énergie, du courage, des idées et du talent, sans regarder leur curriculum vitae ni leur date de naissance ». Avis aux amateurs.

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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 13:55
Nicolas Sarkozy inaugure le logo Pôle EmploiC’est Le Canard enchainé de ce 19 août qui nous apprend l’infâme information : le responsable de l’agence Pôle Emploi d’Orléans-Gare a dénoncé à la police un Mauritanien sans papier convoqué pour « actualiser [son] profil professionnel ». Dah M., qui travaille en France depuis cinq ans, est ressorti de l’agence menottes aux poignets encadré par trois agents de la police de frontières. Pire, la convocation se révèle un piège : le coup était prémédité. Mais illégal, comme l’explique Le Canard. Dah sera finalement libéré suite à l’intervention de la CIMADE et du syndicat CGT du Pôle Emploi.
Qu’est-ce qui peut ainsi pousser un responsable de Pôle Emploi à faire preuve d’un tel zèle délateur. L’espoir d’une promotion, l’appât du gain (il est peu probable qu'en plus, cet acte soit récompensé) ? Plus sûrement la « sarkozysation » (aie ça fait mal) des pensées. Sarkozy en rêve. De dociles fonctionnaires l’ont fait. Ca fait froid dans le dos.

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14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 13:57

Florent Montillot aura profité de l’été pour faire main basse sur les régies de quartier. Certes, nous étions prévenus depuis longtemps : la ville d’Orléans avait décidé d’en finir avec ces structures associatives crées il y a plus de dix par des militants – plutôt de gauche - soucieux d’aider des hommes et des femmes en grande précarité à remettre pied dans le monde du travail. Une tâche particulièrement difficile tant il est compliqué d’être à la fois sur le marché concurrentiel et soucieux de mettre en place des processus qui accompagnent les salariés des régies dans leur « retour à l’emploi ». Pourtant, Argonne Service Plus avait réussi, après des années de galère, à reprendre pied. Grâce à l’aide de la ville bien sûr, mais aussi à la compétence de sa directrice, au travail de ses salariés et à la ténacité du président et de son bureau. La régie avait résisté à bien des tempêtes. Celle-là – très politique – aura eu raison d’années et d’années de volontariat et d’engagement militant et associatif. Certes Répères, à La Source, était mal en point. Mais il y avait sans doute des moyens d’aider cette régie à se redresser tout en lui assurant son indépendance associative. Mais l’adjoint à la sécurité, qui aime a rappeler qu’on lui a aussi collé l’étiquette « prévention » ne supportait sans doute pas cette indépendance. Il s’est fait nommer vice-présider de la structure municipale d’insertion qui a été créée en lieux et place des deux régies. Après avoir déjà annexé l’Aselqo – dont il est également vice-président, il a ainsi réussi à mettre au pas les régies de quartier. La nomination, comme président de ladite structure, du-débouté-de-la-liste-Grouard Philippe Leloup ne trompera personne. Bien au contraire. Il est aussi le président officiel de l’Aselqo. Mais chacun sait que c’est Florent Montillot, qui, en réalité, tire les ficelles, et étend son emprise sur la ville.


 

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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 15:35

Ainsi, les éoliennes industrielles seraient-elles nuisibles à l’environnement. Une fronde très (trop ?) organisée s’exprime aujourd’hui de plus en plus fortement contre ce mode de production d’énergie.
Ces grandes hélices perchées à 100 mètres de hauteur auraient l’inconvénient d’abîmer nos beaux paysages. Dans la plate plaine de Beauce notamment.
Si tant est que la morne pleine beauceronne soit un paysage à protéger d’urgence, c’est oublier un peu vite le saccage des bords de nos fleuves, et de La Loire en particulier, par les centrales nucléaires, avec leurs très hautes tours de refroidissement fumantes, de leurs murs gris et sales, leurs barbelés… pour ne parler que de l’aspect paysager qui semble tant mobiliser les opposants à l’éolienne. Car bien sûr les nuisances du nucléaire pour l’environnement sont elles bien plus considérables, pour des générations et des générations. Je vous invite, un jour où le ciel est bas et lourd, à aller « flâner » à proximité d’une centrale nucléaire. C’est triste à mourir.

Rapaces. C’est faire peu de cas également des pylônes de lignes électriques à très haute tension – et des fils qui vont avec – qui déchirent des paysages partout en France, en montagne notamment. Des structures qui – elles aussi – causent la mort de grands oiseaux et en particulier de rapaces ou de cigognes, puisque l’on reproche aussi cela aux éoliennes. Des masses de ferrailles qui, enfin, produisent des nuisances sonores, contrairement aux éoliennes, quoi qu’affirment ses détracteurs. Un ami, digne de foi, qui s’est rendu récemment au pied de l’une d’elle en train de fonctionner, assure n’avoir perçu aucun bruit.
On nous assure enfin que lorsqu’il n’y a pas de vent… les éoliennes ne tournent pas (sic). Comme une voiture sans essence (produite à partir du pétrole dont les réserves mondiales s’épuisent), un réacteur sans uranium (que nous importons), une pile photovoltaïque la nuit en quelque sorte. Là encore, on force volontairement le trait. Allez faire un tour un jour « sans vent » dans un champ d’éoliennes en Beauce. Vous verrez qu’alors que vous ne ressentez peu ou pas de vent, les hélices, elles, là haut, tournent bel et bien.

Retard. Certes, ce mode de production d’électricité n’est pas la panacée, comme aucune des autres énergies douces prises séparément. Mais c’est justement ce modèle centralisé et unformisé – et donc contrôlé – de production électrique qu’il faut remettre en cause. Pour consommer moins et produire mieux.
Il y a dans ce soudain combat contre les éoliennes industrielles quelque chose d’étrange. On a longtemps dit que la France, par rapport à l’Allemagne ou l’Autriche (qui en est parsemée), était en retard dans ce domaine. Et c’est justement au moment où l’on commence à rattraper un peu ce retard que se lèvre une fronde. A qui cela profite-t-il ? Il y a en tout, pour les écologistes, des combats bien plus urgents à mener.

 

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2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 14:45

Ainsi, il y aurait des présidents d’associations « au-delà du chiant ». C’est François Camé, d’Etick-Presse, qui le dit. Certes, on peut concevoir qu’il existe des présidents associatifs de cet acabit, tout comme il est arrivé à chacun d’en rencontrer dans d’autres univers : les élus, l’entreprise… Mais est-ce une raison pour jeter ainsi l’opprobre sur ces militants associatifs ? Qui plus est dans une réunion pompeusement baptisée « forum citoyen ».
Il s’agissait, explique Anne-Marie Coursimault dans La République du Centre du 1er juillet, pour le municipal M. Loyal de l’agenda 21 de la Ville d’Orléans « d’expliquer que les associations n’ont pas réponse à tout » (sic). Au nom de quoi elles ont été sciemment exclues de toute la procédure de constitution des comités de mobilisation et d’animation des conseils de quartier (CMA). Serge Grouard, a une explication toute simple : le forum citoyen misait sur « une démocratie participative » et non « représentative ». Cette conception prétendument intégrale de la démocratie a un avantage pour la droite orléanaise : elle dilue le pouvoir des citoyens qui, considérés individuellement, sont moins forts que rassemblés et organisés. Diviser pour régner. En outre, elle peut rapidement tourner à la démagogie, voire au poujadisme : « Je vous ai écoutés puisque tout le monde a eu la parole ».

Crainte culturelle. En matière d’indifférence, voire de négation, à l’égard des corps intermédiaires, le député-maire d’Orléans est un récidiviste. Il a déjà fait le coup, notamment, avec les associations de parents d’élèves. Pour Serge Grouard, qui manifeste une crainte culturelle à l’égard du milieu associatif, une bonne association et une association qui ne conteste pas.
Au-delà de ce déni de démocratie, cette manière d’agir nie totalement l’expertise associative (comme on a pu le voir avec le Collectif pour la seconde ligne de tram) : des citoyens qui s’organisent et réfléchissent ensemble – plutôt que de ne parler qu’en leur nom propre – sont plus pertinents et plus intelligents. C’est cela qui doit faire peur à Serge Grouard.

>> Lire aussi sur ce blog : Orléans, la démocratie en creux

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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 15:29
Après Enfermés, Sébastien Buron-Lévêque, poursuivant son voyage intérieur, joue les prolongations au Petit Bouchon de la Lionne avec une nouvelle série de photographies réunies sur le titre de Addictions. Une série de dix-sept clichés sur lesquels on voit de jeunes gens qui s’adonnent à des pratiques plus ou moins licites. Souvenirs en noir en blanc d’une époque où l’auteur avait sombré dans l’absorption de drogues – licites et illicites – en tous genres. Plongée dans les eaux troubles et grises d’un événement douloureux. Prélude à un livre qui nous parlera avec des mots de cette période maudite.
« L'alcool, écrit Sébastien Buron-Lévêque, est un halo de lumière qui illumine la pièce, éclate les murs et brûle les films. Tout le monde se retrouve, il fait chaud, c'est un coucher de soleil constant. La mort n'existe plus, les rires sont éternels et la guerre n'est qu'un spectacle de feux d'artifice nocturne. »
« Le contrôle et la répression de tels produits,
insiste, provocateur, le jeune photographe, découlent tout naturellement d'une logique prosélyto-liberale. Les prohiber, c'est contrôler les esprits. La vie actuelle est le réel additif, l'alcool et la drogue l'inhibent. Vivons bourrés, vivons défoncés, mais vivons ! »

Au Petit Bouchon de La Lionne
19, rue de la Lionne

Du 27 juin au 31 juillet

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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 10:45
Un ancien ministre de l’Intérieur qui passe à la Justice (Michèle Alliot-Marie) et le champion des expulsions vers l’extérieur (Brice Hortefeux) qui revient à l’Intérieur par la grande porte : voila qui ne va sans doute pas améliorer les libertés publiques déjà bien mises à mal dans notre pays. Comme on l’a encore vu récemment avec son show versaillais, le président de la République est passé maître dans l’art de confondre les pouvoirs. Seule bonne nouvelle : la disparation du gouvernement Fillon III de la catholique conservatrice homophobe Christine Boutin.
Bien sûr, la nomination de Frédéric Mitterrand est un très beau coup médiatique. A double titre. A cause du nom qu’il porte. Et parce qu'avec cet écrivain érudit de cinéma, Nicolas Sarkozy fait entrer au gouvernement un homme ouvertement et officiellement gay. Au nom de l’ouverture sans doute. Boutin qui sort et Mitterrand qui rentre : un subtil artifice pour masquer des nominations beaucoup plus inquiétantes.

En photo : Frédéric Mitterrand et Nicolas Sarkozy à la villa Médicis à Rome que le nouveau ministre de la Culture dirigeait depuis quelques mois.

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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 07:41
C'est bien la peine d'avoir un ancien président de la Chambre de commerce et d'industrie - François Foussier - comme adjoint au commerce. Voilà que ce dernier accuse l'actuel président de l'organisme consulaire d'avoir décidé de quitter l'immeuble historique de la place du Martroi, dans la précipitation, en catimini presque, et en tout cas sans concertation (sic) - et l'élu orléanais sait de quoi il parle. La CCI a effet décidé de vendre l'ancienne bourse du commerce pour aller installer son siège sur l'aire du pôle Citévolia à Fleury-les-Aubrais.  « J'aurais voulu un vrai débat, une véritable concertation sur le le sujet » se plaint l'édile dans La République du Centre du 24 juin. François Foussier ferait mieux de balayer devant sa porte. Combien de décisions Serge Grouard et son équipe ont-ils pris sans aucune concertation ou à l'issue d'une parodie de dialogue ? Ainsi, dans « l'affaire » du grand équipement sportif, c'est sans concertation - pas même au sein du conseil municipal - qu'a été fait le choix de l'île Arrault.
Certes, à quelques années du passage de la seconde ligne de tram à proximité de l'actuel siège de la CCI, l'argument de l'accessibilité ne tient pas. Et on peut comprendre que les élus orléanais souhaitent qu'une telle activité soit maintenue au centre-ville. Mais comme d'habitude, ils arrivent après la bataille, incapables d'anticiper la gestion de « gros » dossiers, comme on l'a encore vu récemment dans le bras de fer Grouard/Doligé (une de plus) à propos de la gare routière.

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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 23:00

Quel embarras, cette affaire de burka. Il n’y a pas de bonne solution. Soit on l’interdit au risque d’enfermer purement et simplement chez elles ces femmes que leurs maris ne laisseront alors plus sortir, soit on laisse faire et on admet que des femmes soient ainsi, par cet indigne accoutrement, réduites à des sous-êtres. Car, en ce qui me concerne, j’enrage lorsque je croise dans la rue, dans le bus, le tram ou le train une de ces femmes enfermées derrière une burka ou un niqab – version moyen-orientale qui ne laisse voir que les yeux.
Mais c’est bien le but des intégristes de tout poil : obliger nos sociétés démocratiques à stigmatiser, à réduire nos libertés individuelles, à exclure encore plus ceux qui le sont déjà, afin de créer une société encore plus compartimentée et inégalitaire, terreau de tous les intégrismes. Véritables prisons ambulantes pour les femmes contraintes à nier leur corps et leur féminité sous cette cage de tissus, la burka ou le niqab sont aussi des pièges pour nos sociétés démocratiques.

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  • Pascal Martineau
  • Journaliste de métier, collaborateur parlementaire, écrivain public-biographe, j'aime les mots.
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