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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 10:46

Petite et très instructive leçon d'histoire signée Bernard Guetta, vendredi 3 décembre 2010 sur France Inter, dans sa chronique Géopolitique. Quand les écrits de quelqu'un d'autre exprime si bien son propre point de vue.

guetta.JPGRien ne paraît plus simple que cette nouvelle crise ivoirienne. D’un côté, un opposant, Alassane Ouattara, qui a remporté, avec plus de 54% des voix, le second tour de la présidentielle de dimanche dernier ; de l’autre, un président sortant, Laurent Gbagbo, qui refuse de reconnaître ce résultat, déclaré invalide par un Conseil constitutionnel que ses partisans contrôlent.

La démocratie est violée. L’armée a fermé les frontières. La Côte d’Ivoire danse sur un volcan tandis que les Nations-Unies, organisatrices de ces élections, dénoncent ce coup de force et menacent de prendre des sanctions économiques. La vérité de l’instant est qu’il y a, d’un côté, le droit que défend la communauté internationale et, de l’autre, un perdant que défend l’armée mais, derrière cette vérité, il y en a d’autres, autrement plus complexes et dérangeantes.

La première est que très peu des pays sortis après guerre des anciens empires coloniaux ont pu se stabiliser dans la démocratie. Pillés et non pas développés par des puissances coloniales qui ne se souciaient pas, contrairement à leurs proclamations, d’y exercer une « mission civilisatrice », ces pays ont accédé à l’indépendance avec un nombre de cadres restreint, un bas niveau d’éducation et des forces politiques incapables de structurer un échiquier démocratique pour la bonne raison qu’elles avaient été constamment réprimées.

afrique.gifBeaucoup des plus brillants enfants des anciennes colonies ont ainsi choisi d’aller faire leur vie ailleurs, poussés à l’exil par l’impéritie de régimes dictatoriaux ou l’autoritarisme de despotes déclarés. Cela choquera mais force est de constater que le post-colonialisme n'aura jamais été aussi séduisant que sous le colonialisme et que l’exigence démocratique qui a fini par s’exprimer dans ces pays et que les Occidentaux appuient depuis la fin de la Guerre froide a rarement débouché sur de vrais résultats.

Comme partout, l’aspiration aux libertés est forte dans les pays décolonisés mais, faute de vraies traditions politiques et de partis forts, les processus électoraux y ont plus souvent conduit à des confrontations ethniques qu'à des alternances ordonnées. On redécouvre aujourd’hui que, soucieux de diviser pour régner, les colonisateurs avaient tracé des frontières qui ne respectaient pas celles des peuples et que les Etats qu’ils ont laissés derrière eux restent fragiles car ils sont des patchworks et non pas des Etats nations.

C’est de tous ces handicaps que la crise ivoirienne est faite. Depuis la mort, en 1993, du despote éclairé qu’avait été Félix Houphouët-Boigny, elle n’a jamais trouvé de stabilité. Les antagonismes ethniques s’y sont réveillés et les deux hommes arrivés au second tour de dimanche sont marqués par les tourments de l’histoire africaine. Laurent Gbagbo, c’est l’ancien opposant marxisant à Félix Houphouët-Boigny qui a oublié la liberté en arrivant au pouvoir et continue de pourfendre le néo-colonialisme. Alassane Ouattara, c’est le brillantissime exilé, devenu directeur général adjoint du FMI et rêvant d’une Afrique qui, comme l’Asie, enfanterait jeunes dragons et nouvelles puissances. Pour l’heure, sa victoire lui est contestée et peut-être, volée.


Bernard Guetta

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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 17:15
A l'intiative du quotidien anglais The Guardian, cinquante-six journaux de quarante-cinq pays ont pris l'initiative sans précédent, à l'occasion de l'ouverture du sommet historique de Copenhague, de parler d'une seule voix en publiant un éditorial commun.

Nous le faisons car l'humanité est confrontée à une urgence aiguë. Si le monde ne s'unit pas pour prendre des mesures décisives, le changement climatique ravagera notre planète, et, avec elle, notre prospérité et notre sécurité. Les dangers sont apparus depuis une génération.
Aujourd'hui les faits parlent d'eux-mêmes : onze des quatorze dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées; la calotte glaciaire du Groënland est en train de fondre et la flambée des prix du pétrole et de la nourriture intervenue l'an dernier a donné un avant-goût des bouleversements à venir.
Dans les revues scientifiques, la question n'est plus de savoir si c'est l'activité humaine qui est responsable de ces phénomènes, mais de calculer le peu de temps qu'il nous reste pour en limiter les dégâts. Et pourtant, jusqu'à présent, la réaction mondiale a été marquée par la faiblesse et le manque de conviction.
Le changement climatique est enclenché depuis plusieurs siècles, il aura des conséquences à jamais irréversibles et c'est au cours des douze prochains jours que se détermineront nos chances de le maîtriser.
Nous demandons aux représentants des cent quatre-vingt-douze pays réunis à Copenhague de ne pas hésiter, de ne pas sombrer dans les querelles, de ne pas se rejeter mutuellement la faute mais de saisir l'opportunité de réagir face à ce qui est aujourd'hui le plus grand échec politique contemporain. Cela ne doit pas être un combat entre le monde riche et le monde pauvre, ni entre l'Est et l'Ouest. Le changement climatique nous affecte tous et c'est ensemble que nous devons nous y attaquer.
>> Lire tout l'éditorial

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9 janvier 2009 5 09 /01 /janvier /2009 15:52
Pourquoi Israël se plierait-il à une résolution des Nations Unies quelques jours après avoir sciemment bombardé une école gérée par l’ONU, tuant quarante personnes ? Il y a longtemps que l'état hébreu passe outre les résolutions internationales… que l’ONU se garde bien, de son côté, de faire appliquer, la communauté internationale, USA en tête, n’ayant jamais eu le courage, comme elle l’a pourtant fait dans de nombreux conflits, d’envoyer en Palestine des Casques bleus.
Seul le premier ministre Yitzhak Rabin avait eu le courage d’ouvrir un vrai chemin de paix. Pour cette audace, il sera assassiné par un extrémiste juif. Aujourd’hui ce sont des civils, des enfants que l’on assassine en Palestine au nom du combat contre le Hamas. L’organisation islamiste terroriste porte bien entendu sa part de responsabilité dans le conflit. Mais c’est la politique d’apartheid menée pendant des décennies contre le peuple palestinien qui a produit le terreau dans lequel a poussé la victoire du Hamas à Gaza. Qui sème le vent récolte la tempête. L’état hébreu se comporte, depuis longtemps déjà, en pompier pyromane. Et une fois de plus, le feu s’étend et dépasse les frontières de la terre sainte. Partout dans le monde, de nombreux musulmans – et des jeunes en particulier – pleurent de voir leurs frères tués en Palestine. Tous, loin s’en faut, ne sont pas des extrémistes. Nul doute, cependant, que les mouvements islamistes les plus violents tenteront de capitaliser et d’attiser cette colère qui monte. Pas sûr qu’Israël n’y laisse finalement pas des plumes. La paix, en tout cas – shalom, salam – a déjà perdu.

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5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 14:19

En 2009 ? De la liberté d’abord. Cette valeur essentielle absente ou remise en cause un peu partout sur notre planète, du Palais de l’Elysée au Zimbabwe en passant par Gaza, l’Irak et Pékin. La liberté. Pas celle de la « loi de la jungle » qui autorise à nier l’humain, par la guerre, la haine, l’appât du gain, le chacun pour soi.
Celle qui donne à l’Homme le droit de s’exprimer et de vivre en paix avec autrui et avec tous les peuples et en harmonie avec notre planète. Celle qui donne le droit à l’Homme de se cultiver, de penser, de créer, de désobéir, de refuser, de manifester, de proposer, de marcher à contre-courant, de dénoncer, d’apostropher, de rire.
A l’heure où le volcan israëlo-palestinien est à nouveau en furie mais aussi au moment le président Barak Obama entre en fonction aux Etats-Unis d’Amérique, je cite volontiers Martin Luther King pour qui « la race humaine doit sortir des conflits en rejetant la vengeance, l’agression et l’esprit de revanche. Le moyen d’en sortir est l’amour ». Au risque de l’utopie, j’affirme avec le pasteur noir américain que « la non-violence est une arme puissante et juste, qui tranche sans blesser et ennoblit l’homme qui la manie. C’est une épée qui guérit ».
A tous et à chacun, je nous souhaite donc pour 2009, un monde plus libre et beaucoup d’amour.






Thierry Esther, auteur de Liberté, la toile ci-contre, expose Galerie Médiart à Paris du 12 au 23 janvier et au bÔbar à Orléans du 16 janvier au 17 avril.




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27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 11:55

Une fois n'est pas coutume, je ne résiste pas à reproduire, sans commentaire, l'intégralité de la chronique matinale de Simon Tivolle, ce jeudi 27 novembre sur France Inter (à podcaster éventuellement sur le site de la radio).

Je ne sais pas si vous avez entendu cette nouvelle : Bush gracie une dinde ! Au début, pour rigoler, je me suis demandé un moment si ça n'avait pas un rapport avec les frasques de Sarah Palin… Ben non.
Et puis en réfléchissant…vraiment… ça fait un drôle d'effet de savoir que le président des Etats-Unis, qui a provoqué des dizaines de milliers de morts en Irak… a gracié une dinde.
Que celui qui a laissé griller sur la chaise électrique des dizaines d'hommes… a gracié une dinde.
Que le Commandant en chef de l'armée la plus puissante du monde, qui a défendu la torture et Guantanamo… a gracié une dinde.
Bien sûr, je sais, ça n'a rien à voir ! C'est une tradition depuis Lincoln : le président reçoit une dinde. Et depuis Truman, il la gracie. Obama fera pareil. Aux Etats-Unis, ça fait partie de ces coutumes que nous avons du mal à apprécier, à l'occasion de la fête de Thanksgiving.
Thanksgiving, qu'on traduit en français par la fête de l'Action de Grâce…

Indiens. C'est encore une affaire de puritains à la sauce américaine. En 1620, les premiers pèlerins meurent de faim. L'année d'après, des Indiens les aident à se nourrir, et pour les remercier les Blancs les invitent à manger. C'est le premier Thanksgiving. Comme par la suite les Indiens seront exterminés, l'histoire officielle n'a retenu que le remerciement à Dieu pour des récoltes abondantes…
Et du coup, ce sont les dindes… qui trinquent ! Aujourd'hui, pas moins de cinquante millions de dindes vont passer à la casserole ! Oui, cinquante millions ! Thanksgiving, le quatrième jeudi de novembre, est un jour férié aux Etats-Unis. Les bestioles sont dégustées en famille. Dinde farcie avec de la sauce aux airelles, et une tarte à la citrouille.

Culs-bénis. Bush gracie la dinde… la dinde glougloute…et ils sont nombreux les dindons de la farce… Au pays des culs-bénis de tous poils, aujourd'hui le président Bush va également remercier Dieu pour les bonnes récoltes… De l'humour, sans doute, alors que la dépression économique gagne la planète.
Et demain, après Thanksgiving, commencent les soldes !
Le vendredi, début de la période des achats de Noël, est sans doute le jour de plus grande activité commerciale de l'année, on l'appelle d'ailleurs le vendredi noir, le Black Friday. Avec la crise, on annonce des déstockages massifs… dès l'aube, il y aura la queue devant de très nombreux magasins…
Dans sa grande clémence, avant de gracier une grosse dinde, George W a promulgué une loi qui prolonge les indemnités de chômage pendant la période des fêtes. Sympa. De plus, 16 000 propriétaires incapables de rembourser leurs prêts immobiliers ont appris qu'on ne peut pas les mettre à la porte… jusqu'au 9 janvier. Un soulagement de courte durée - juste pour laisser croire aux enfants que le Père Noël existe toujours.

Pioupious. En 2003, le président Bush était allé en Irak manger de la dinde avec les pioupious américains qu'il avait envoyés sur place quelques mois plus tôt. Il voudra peut-être faire la même chose, demain, cinq ans après… Pas sûr que les dindes, les pioupious et les Irakiens lui disent merci.
En Caroline du Nord, un malfrat a essayé de voler une voiture sur un parking… Pas de chance, un homme est intervenu et a assommé le voleur… à coup de dinde congelée !
Celle-là, au moins, elle a servi à quelque chose ! Bush a bien fait de ne pas la gracier !

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5 novembre 2008 3 05 /11 /novembre /2008 20:45
Apprenant ce matin par la radio que Barack Obama venait d'être élu président des Etats-Unis d'Amérique, je me précipite sur la télécommande de ma télévision, impatient de voir les images de cette victoire.TF1, France 2, France 3, Arte (même Arte !), M6 : rien, nada, si ce n'est les habituels dessins animés niais et les insipides soap opéra du mercredi matin. Sans doute les journaux du matin avaient-il longuement évoqué cet événement. Mais on aurait pu attendre des éditions spéciales à la hauteur de ce moment historique. Cité par Le Monde, Frédéric Martel, auteur de De la culture en Amérique (Gallimard, 2006), parle de « 11-Septembre à l'envers ». Ce jour-là, toutes les télévisions du monde – y compris en France – s'étaient mises en quatre pour relayer ce terrible attentat, jusqu'à l'écoeurement. L'élection de Barack Obama est – en positif – un événement aussi considérable pour le monde que la destruction des twin towers. Mais le positif, c'est bien connu, ça ne paye pas.

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5 novembre 2008 3 05 /11 /novembre /2008 19:01
Il pouvait gagner, il devait gagner, il a gagné. Le quadragénaire métis Barack Obama est devenu le 44e président des Etats-Unis d'Amérique. Une victoire sans appel, totale, qui, quarante ans après l'assassinat du pasteur Martin Luther King apparaît comme une formidable revanche de l'histoire. Un événement digne de l'élection, en 1994, de Nelson Mandela à la tête de l'Afrique du Sud libérée de l'apartheid. Dans un pays qui a connu la traite des Noirs, l'esclavage, le Ku Klux Klan et la ségrégation raciale, l'élection de Barak Obama, qui a encore une grand-mère au Kenya, est une véritable révolution. Un ami, métis lui aussi, me disait ce matin : « Je suis fier d'être noir ». Et moi de lui répondre, tout à ma joie : « Je suis fier de l'humanité ». Les nombreux reportages sur tous ces citoyens noirs se rendant aux urnes radieux et déterminés avait quelque chose de jubilatoire. Cité par Le Monde, Frédéric Martel, auteur de De la culture en Amérique (Gallimard, 2006), parle de « 11-Septembre à l'envers ».

Ecrasante responsabilité. Une fois passée la nécessaire et tellement agréable euphorie de la victoire, la réalité va bien évidemment très vite reprendre ses droits. La formidable espérance née de cette élection confère à Barack Obama une écrasante responsabilité. A cause des millions d'Américains qui vivent dans une grande pauvreté, à cause d'un système judiciaire ségrégationniste, à cause du rôle primordial des Etats-Unis dans la crise économique et écologique qui menace notre planète, dans le désordre politique mondial.

Peine capitale. Avec d'autres sans doute aussi, j'attends de cet homme de progrès ,de ce citoyen universel, de ce président multicolore qu'il révise ses opinions sur la vente des armes et surtout sur la peine de mort. On peut penser – espérer - que la position officielle d'Obama sur ce sujet est d'abord dictée par des raisons électoralistes tant il semble impossible d'être aujourd'hui président des Etats-Unis tout en étant ouvertement contre la peine capitale. Une pratique qui continue de classer les USA dans le camps des  pays barbares. On peut légitimement croire que l'humaniste Obama, qui se réclame de Martin Luther King, est, au fond de lui, abolitionniste. Pour tout cela, ça va être très dur d'attendre le 20 janvier, date officielle d'entrée en fonction du nouveau président de « la plus grande démocratie du monde ».

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7 octobre 2008 2 07 /10 /octobre /2008 12:00
Crac, boum, hue ! Krach… boum ?. A l’origine du cataclysme financier international en cours, l’économie virtuelle est en train de créer la « crise virtuelle ». Car s’il est indéniable que le système capitalisme dérégulé est en crise, les gesticulations politico-médiatiques de certains semblent ajouter de l’huile sur le feu. Reste que pour des millions d’Américains aujourd’hui et pour de nombreux autres peuples dans les jours et les semaines qui viennent, on est passé du virtuel de la finance au réel de l’économie. « Le plus grave est encore devant nous » affirmait le socialiste Michel Sapin, ce mardi 7 octobre sur France Inter. Et si l’on sent bien que la situation est dramatique, il est pour l’instant difficile, en ce qui me concerne, de mesurer quelles seront les conséquences de tout ce chambardement sur notre vie quotidienne et en particulier sur les hommes et les femmes les plus vulnérables de notre pays et de notre planète. Face à cette avalanche quotidienne d’informations plus alarmistes les unes que les autres, et malgré mon optimisme naïf, j’ai de plus en plus de difficulté à ne pas craindre le pire. La tristement célèbre « crise de 29 » est dans tous les commentaires. Elle fut terrible pour l’ensemble du monde.

Philanthropie. Certains, pourtant, ne semblent pas inquiets. Dans Mots Croisés, sur France 2, ce lundi 7 octobre, le suffisant et ultralibéral Alain Madelin expliquait sans rire que cette crise des subprimes (crédits à risque) était la conséquence d’un excès de générosité et de philanthropie des banques américaines à l’égard des pauvres. Pour qu’eux aussi aient le droit de se loger. Ou comment justifier un système amoral par des causes encore plus amorales ! Car, dans tout cela, toute virtuelle que soit cette crise, certains vont sans aucun doute en profiter. Des sommes d’argent considérables sont en mouvement. Et, comme l’explique encore Michel Sapin, « on peut gagner autant d’argent en spéculant à la baisse qu’en spéculant à la hausse ». Il y a vraiment « quelque chose de pourri…. ». Krach… boum ?

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25 septembre 2008 4 25 /09 /septembre /2008 09:54
Au royaume de la bagnole, le gâchis est roi. Ce jeudi matin sur France Inter, Patrick Grivaz jubilait totalement à la perspective du premier grand prix de Formule 1 en nocturne, qui va avoir lieu à Singapour le 28 septembre prochain. Selon Wikipédia, « l’intérêt est de permettre aux téléspectateurs européens de la suivre à une heure raisonnable et d'atténuer l'influence du climat tropical sur les hommes et la mécanique ».
J’avais déjà du mal avec la débauche de vroum-vroum, de gaz à effet de serre, de tôles froissées, de corps brûlés et d’accidents mortels qui font l’actualité du sport (sic) automobile. Mais avec la version by night, on atteint un niveau insupportable de gâchis écologique. Il va falloir en effet dépenser des milliers de kilowatts pour éclairer le circuit. Quel cynique pied de nez à notre planète qui se réchauffe. Pour quelques ronds bruyants, polluants et nauséabonds sur Terre.

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22 septembre 2008 1 22 /09 /septembre /2008 10:02

C’est toujours pareil. Quand les grands libéraux sont dans la panade, ils font les yeux doux à l’Etat providence. Limite même si ce dernier ne se fait pas engueuler quand ça ne va pas assez vite. La crise des banques américaines est, de ce point de vue, un exemple criant de l’hypocrisie des grands pourfendeurs officiel de l’interventionnisme étatique. La loi du marché va, directement ou indirectement, coûter 700 milliards de dollars aux contribuables de Georges Bush. Mais le phénomène n’est pas seulement américain, même s’il prend, outre atlantique, comme toujours, des proportions astronomiques.

Ressources naturelles. De ce côté-ci de l’océan, nous avons régulièrement droit à des périodes de soudaine conversion au culte de l’Etat providence de la part d’adeptes d’un autre dogme : le laisser-faire, la libre concurrence, le libre droit de piller les ressources naturelles ou de polluer. Il suffit de se rappeler les réguliers appels au secours des patrons-pêcheurs (qui refusent par ailleurs que l’on limite leur droit de pêche au nom de la préservation des ressources halieutiques ou de la solidarité avec les pays en voie de développement) ou des sociétés de transport routier (dont beaucoup voudraient bien qu’on applique à leurs chauffeurs le moins disant social de certains de leurs concurrents européens et qui crient au loup quand la SNCF envisage des les concurrencer), ou encore des grands agriculteurs (qui envisagent avec horreur l’application du principe pollueur-payeur). Et si, un jour, enfin, on les laissait se dépatouiller avec leur sacro-saint libéralisme ?

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Profil

  • Pascal Martineau
  • Journaliste de métier, collaborateur parlementaire, écrivain public-biographe, j'aime les mots.
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