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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 11:35

clause de conscienceDans le Loiret, 55 maires ont signé l'appel lancé par le collectif Maires pour l’enfance, en soutien aux élus qui refusent de marier civilement deux personnes de même sexe, au nom de leur liberté de conscience (voir ci-dessous la liste publiée par La République du Centre du 18 octobre 2013) voudraient qu'une « clause de conscience » leur permette de refuser de célébrer des mariages civils entre deux personnes du même sexe. Et si demain, un maire FN ou autre demande le même droit pour refuser d'unir : des nains, des obèses, des personnes handicapées, des musulmans, des juifs, des rom, des sans-papiers, des noirs, des blancs, etc. ? 

Certes François Hollande avait lui-même évoqué cette possibilité, avant de se rétracter. Mais le mal était fait.

A ma connaissance, la dernière fois que des élus de la République ont fait valoir leur clause de conscience, c'était pour refuser de donner les pleins pouvoirs au gouvernement pronazi de Vichy. Certains, comme Jean Zay, alors député du Loiret, l'ont finalement payé de leur vie. Ils défendaient la République et ses valeurs : liberté, égalité, fraternité. Ces maires-là au contraire, se battent contre une liberté nouvelle, contre une loi de la République, pour avoir le droit de discriminer et de stigmatiser. 

Cependant, saisi à ce sujet d’une question prioritaire de constitutionnalité par un certain nombre de maires récalcitrants, le Conseil constitutionnel, dans sa grande sagesse, a débouté ces « factieux », considérant « qu'eu égard aux fonctions de l'officier de l'état civil dans la célébration du mariage, le législateur n'a pas porté atteinte à leur liberté de conscience ». 

Ces élus de la République, que personne n’a forcé à être à la place où ils sont, doivent donc désormais se soumettre ou se démettre, la seconde solution étant une manière plus digne et plus courageuse de faire jouer ce qu’ils considèrent comme une clause de conscience. 


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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 15:35

Ainsi, les éoliennes industrielles seraient-elles nuisibles à l’environnement. Une fronde très (trop ?) organisée s’exprime aujourd’hui de plus en plus fortement contre ce mode de production d’énergie.
Ces grandes hélices perchées à 100 mètres de hauteur auraient l’inconvénient d’abîmer nos beaux paysages. Dans la plate plaine de Beauce notamment.
Si tant est que la morne pleine beauceronne soit un paysage à protéger d’urgence, c’est oublier un peu vite le saccage des bords de nos fleuves, et de La Loire en particulier, par les centrales nucléaires, avec leurs très hautes tours de refroidissement fumantes, de leurs murs gris et sales, leurs barbelés… pour ne parler que de l’aspect paysager qui semble tant mobiliser les opposants à l’éolienne. Car bien sûr les nuisances du nucléaire pour l’environnement sont elles bien plus considérables, pour des générations et des générations. Je vous invite, un jour où le ciel est bas et lourd, à aller « flâner » à proximité d’une centrale nucléaire. C’est triste à mourir.

Rapaces. C’est faire peu de cas également des pylônes de lignes électriques à très haute tension – et des fils qui vont avec – qui déchirent des paysages partout en France, en montagne notamment. Des structures qui – elles aussi – causent la mort de grands oiseaux et en particulier de rapaces ou de cigognes, puisque l’on reproche aussi cela aux éoliennes. Des masses de ferrailles qui, enfin, produisent des nuisances sonores, contrairement aux éoliennes, quoi qu’affirment ses détracteurs. Un ami, digne de foi, qui s’est rendu récemment au pied de l’une d’elle en train de fonctionner, assure n’avoir perçu aucun bruit.
On nous assure enfin que lorsqu’il n’y a pas de vent… les éoliennes ne tournent pas (sic). Comme une voiture sans essence (produite à partir du pétrole dont les réserves mondiales s’épuisent), un réacteur sans uranium (que nous importons), une pile photovoltaïque la nuit en quelque sorte. Là encore, on force volontairement le trait. Allez faire un tour un jour « sans vent » dans un champ d’éoliennes en Beauce. Vous verrez qu’alors que vous ne ressentez peu ou pas de vent, les hélices, elles, là haut, tournent bel et bien.

Retard. Certes, ce mode de production d’électricité n’est pas la panacée, comme aucune des autres énergies douces prises séparément. Mais c’est justement ce modèle centralisé et unformisé – et donc contrôlé – de production électrique qu’il faut remettre en cause. Pour consommer moins et produire mieux.
Il y a dans ce soudain combat contre les éoliennes industrielles quelque chose d’étrange. On a longtemps dit que la France, par rapport à l’Allemagne ou l’Autriche (qui en est parsemée), était en retard dans ce domaine. Et c’est justement au moment où l’on commence à rattraper un peu ce retard que se lèvre une fronde. A qui cela profite-t-il ? Il y a en tout, pour les écologistes, des combats bien plus urgents à mener.

 

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10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 13:54

Afin de s’assurer que la gauche, ne fasse pas, aux prochaines élections régionales prévues en 2010, le même quasi grand schelem, qu’en 2004, certains, à l’UMP, imaginent carrément de supprimer les conseillers régionaux. C’est l’idée centrale de la proposition de loi déposée, notamment, par le sénateur Eric Doligé, président du Conseil général du Loiret, attelé, pour l’occasion, au peu fréquentable Charles Pasqua. L’ancien ministre de l’Intérieur, est, il vrai passé depuis longtemps grand maître de la manipulation électorale.
Considérant, dans ses attendus que « les conseillers régionaux sont élus au scrutin de liste proportionnel. Ce type de scrutin a conduit à l'instabilité des exécutifs qu'il a fallu corriger par un système complexe et à une faible représentativité des élus, peu connus de leurs électeurs. Au contraire, les conseillers généraux puisent leur légitimité dans le scrutin cantonal uninominal majoritaire à deux tours qui fonde sans conteste leur représentativité », Pasqua et consorts proposent de « confier à des conseillers territoriaux le soin d'assurer à la fois le mandat départemental et le mandat régional. Au chef-lieu de département, ils régleront par leurs délibérations les affaires départementales et les affaires régionales au chef-lieu de région, en lieu et place des conseillers régionaux. »
« Afin de ne pas écarter le scrutin proportionnel, garant de la diversité
, poursuivent les auteurs hypocritement, les communes de plus de 30 000 habitants pourront élire leurs conseillers territoriaux sous cette forme après un découpage des territoires pour les rendre homogènes. »
Ainsi, depuis de nombreuses années, on s’interroge – on s’indigne parfois –  sur la pertinence d’un mode de scrutin départemental archaïque et injuste parce qu’il institue une surreprésentation du monde rural par rapport aux zones urbaines. Or, au lieu de tenter de corriger cette injustice et de rééquilibrer les pouvoirs locaux, Eric Doligé et Charles Pasqua proposent ni plus ni moins d’aggraver la situation.

Minorités. Parler de « système complexe » relève de la plus sournoise des manipulations politiques. Le mode d’élections des conseillers régionaux est en effet calqué sur celui des conseillers municipaux, selon le principe suivant : assurer une majorité stable tout en permettant l’expression des minorités. Eric Doligé et Charles Pasqua, envisagent-ils, ensuite, de revenir aussi à une élection des conseillers municipaux par un scrutin uninominal à deux tours ?
Chacun constatera que, sous des discours d’efficacité, ces durs de l’UMP cherchent (avec la bénédiction de Nicolas Sarkozy ?) à supprimer ces contre-pouvoirs gênants que représentent, pour eux les conseils régionaux, de surcroit lorsqu’ils sont quasi exclusivement de gauche.
Si cette proposition de loi devait être adoptée, la démocratie locale serait menacée. Une fois de plus, comme c’est désormais fréquemment le cas depuis l’élection de Nicolas Sarkozy.

 

 

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3 juin 2008 2 03 /06 /juin /2008 13:29
Si ça se trouve, on n’a rien compris, ou tout compris de travers. En déclarant « qu'en qualité de représentante de l'Etat, elle se devait d'encourager la pratique du culte, valeur fondamentale de la République », la sous-préfète de Montargis, Marie-Dolorès Martinez-Pommier, ne pensait peut-être pas au culte religieux. Mais à celui de Nicolas Sarkozy lui-même. Cela aurait pu constituer une mise au point pas plus alambiquée que les excuses forcées du Journal de Gien, rapporteur des propos incriminé : « Un résumé malheureux dans notre compte rendu paru le jeudi 29 mai a passablement dénaturé les propos du sous-préfet de Montargis lors de l'inauguration de la mosquée turque de Gien ». On imagine bien la volée de bois vert que le rédacteur en chef de l’hebdomadaire a dû recevoir pour en arriver à publier un tel mea culpa. On attend avec impatience le rectificatif promis dans l’édition du 5 juin.

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4 octobre 2007 4 04 /10 /octobre /2007 14:14
Il y a des mobilisations qui portent leurs fruits. Sengsoury, le jeune Laotien qui voulait poursuivre ses études en France a obtenu gain de cause. Grâce aux interventions concertées et insistantes de Jean-Pierre Sueur (par mon intermédiaire) et de la direction du lycée François-Dolto. Un titre de séjour salarié va être délivré à Sengsoury par la préfecture du Loiret. Il va pouvoir ainsi préparer un BTS d’hôtellerie restauration en alternance. Je m’en réjouis pour lui.

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  • Pascal Martineau
  • Journaliste de métier, collaborateur parlementaire, écrivain public-biographe, j'aime les mots.
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Président de  l'Academie des écrivains publics de France

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